jeudi 5 novembre 2026
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Senior Reporter @NewsPlus

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En marge des Journées Nationales de l’Ordre National des Médecins de Côte d’Ivoire, tenues du 9 au 11 septembre 2026 à Bouaké, la Nouvelle PSP Côte d’Ivoire a organisé, le jeudi 10 septembre, une visite de son Agence régionale de Bouaké à l’intention des médecins participants.

Pour la première fois, des médecins ont été invités à découvrir les coulisses de l’approvisionnement en médicaments et dispositifs médicaux. Cette initiative traduit la volonté de la Nouvelle PSP CI de renforcer sa proximité avec les médecins, acteurs essentiels de la chaîne de soins.

La visite a débuté par une présentation de la Nouvelle PSP CI, de ses missions et de sa gamme de produits, avant une immersion au cœur de l’entrepôt de l’Agence régionale de Bouaké. Les médecins ont ainsi pu mieux comprendre le fonctionnement d’une centrale d’achat pharmaceutique, notamment les mécanismes de stockage et de distribution, ainsi que les efforts déployés pour garantir la disponibilité des produits de santé.

Au 9 septembre 2026, la Nouvelle PSP CI comptait 835 références disponibles, dont 365 médicaments et 470 dispositifs médicaux et kits. Cette offre est destinée à répondre aux besoins des établissements sanitaires approvisionnés sur l’ensemble du territoire.

Opérationnelle depuis novembre 2020, l’Agence régionale de Bouaké dessert notamment cinq zones commerciales et quatre zones logistiques, avec un réseau de livraison couvrant 65 localités.

La rencontre a également permis aux médecins d’échanger directement avec les responsables de la Nouvelle PSP CI sur leurs préoccupations et de mieux connaître les modalités d’approvisionnement et de livraison.

Appréciée par l’ensemble des médecins invités, cette visite a suscité des recommandations en faveur de la poursuite de telles initiatives. Les participants ont notamment souhaité une implication plus régulière de la Nouvelle PSP CI dans les réunions de staff des médecins au sein de leurs établissements sanitaires, en complément de sa participation au Comité médicament.

À travers cette démarche, la Nouvelle PSP CI entend consolider le dialogue avec les médecins et leur permettre de mieux connaître les dispositifs mis en place pour assurer la disponibilité et l’accessibilité des médicaments et intrants de qualité.

Marie Kouadio

Le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle a inauguré, jeudi 10 septembre 2026, le Studio de production audiovisuelle Pierre N’Gou Dimba et procédé au lancement officiel de la web-TV Santé TV Côte d’Ivoire (Santé TV CI), à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Adjamé.

Premier à prendre la parole, M. Edmond Assémien, représentant le Directeur de l’INSP, a salué cette initiative qui, selon lui, sera bénéfique pour l’ensemble du ministère de la Santé, mais particulièrement pour l’INSP qui accueille cette nouvelle infrastructure.

Prenant ensuite la parole, Mme Awa Dosso, Directrice du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), a félicité M. Allé Paul Kouadio, Directeur de la Communication et des Relations publiques (DCRP), ainsi que ses collaborateurs, pour le travail accompli en matière de communication au sein du ministère de la Santé.

Représentant le ministre Pierre N’Gou Dimba, Mme Coulibaly Soltié, Directrice de Cabinet adjointe, a souhaité que ce studio devienne une référence pour la visibilité des réformes et des actions gouvernementales en faveur de la santé des populations.

Pour M. Allé Paul Kouadio, Directeur de la Communication et des Relations publiques, cette initiative ne vise pas à se substituer aux médias traditionnels, mais à renforcer l’offre d’information disponible.

« Nous ne coupons pas le cordon avec les médias. Nous complétons l’offre », a-t-il déclaré.

Selon lui, la prévention occupe une place centrale dans cette stratégie. « Investir dans la prévention par l’image, c’est désengager nos hôpitaux à terme », a expliqué M. Allé Paul Kouadio.

Baptisé « Studio Pierre N’Gou Dimba », en reconnaissance des efforts consentis par le ministre dans le secteur de la santé, ce nouvel outil vise à renforcer la communication institutionnelle du ministère, à valoriser ses actions et à mieux informer et sensibiliser les populations à travers des contenus audiovisuels adaptés aux nouveaux modes de consommation de l’information.

Le lancement de Santé TV CI répond également à l’enjeu de la lutte contre la désinformation en matière de santé. La plateforme entend fournir aux populations une information sanitaire fiable, tout en renforçant les actions de sensibilisation et de prévention.

À travers ce nouvel outil, le ministère dispose ainsi d’un espace dédié à la production de contenus et de programmes audiovisuels destinés à mieux informer les populations sur les questions de santé publique.

Marie Kouadio

‎​Au cœur de cette crispation se trouve la gestion d'une vaste assiette foncière. D'un côté, le PDG de Sophia SA, Touré Ahmed Bouah qui revendique des droits découlant d'une cession par l'État ivoirien portant sur une superficie de 300 hectares pour des projets d'aménagement dans les zones d'Anyama-Adjamé et d'Anyama-Ahouabo, communément appelé « 4 croix ».

‎De l'autre, la partie adverse représentée par l'ESTP et les familles coutumières signataires de conventions de mise en valeur font valoir des investissements colossaux, estimés à hauteur de 1,79 milliard de francs CFA, et pointent des empiètements ainsi que des irrégularités. Selon la structure d'aménagement foncier et ses partenaires, les actions menées par Sophia SA porteraient atteinte à leurs droits acquis sur le terrain.
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‎​Une expertise indépendante mandatée pour départager les antagonismes est venue complexifier les débats. Les conclusions brandies par la direction de Sophia SA indiquent que les 300 hectares initialement confiés ou exploités par l'ESTP ne correspondraient pas rigoureusement à la zone effectivement aménagée, soulevant ainsi un litige de superposition de périmètres.
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‎Éclairages et précisions de terrain
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‎​Interrogé sur place à la suite de la visite de terrain du ce jeudi 10 septembre 2026, M. Soumahoro Mory, Directeur Général de l'entreprise ESTP, est revenu en détail sur le processus d'aménagement des 72 hectares initialement intégrés dans un ensemble plus vaste de 346 hectares. Il a expliqué avoir personnellement mené un travail rigoureux de délimitation légale avec chaque famille propriétaire, notamment les huit familles concernées, afin d'éviter toute contestation future.
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‎Selon ses déclarations, les procès-verbaux de famille et les versements d'indemnités nécessaires ont été scrupuleusement réglés auprès de la chefferie, pour un montant total de 7,2 millions de francs CFA, à raison de 100 000 francs CFA par hectare, avant d'être confrontés à des superpositions de mandats suite à l'intervention de M. Touré Ahmed Bouah. Malgré ces complexités et les accusations de doublons de lots portées à son encontre, le Directeur Général de l'ESTP affirme avoir régularisé l'ensemble des attributions et collaboré en toute transparence avec les autorités coutumières et les notaires pour sécuriser les parcelles.
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‎​De son côté, la représentante de la famille Amon a pris part aux échanges pour clarifier la position de sa lignée dans cette affaire foncière, confirmant l'implication des différents ayants droit dans les démarches de délimitation et de régularisation menées sur le site. Ainsi, elle a exigé au mis en cause Touré Ahmed Bouah, l'acquittement d'un paiement important ( un peu plus d' 1 milliard ) à l'endroit de toutes les familles concernées du fait de la cession de plusieurs centaines d'hectares de leurs parcelles.
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‎​Enfin, Dame Ouattara Ahoua, partenaire financier de l'ESTP, a exprimé de vive voix son plein soutien au jeune entrepreneur M. Soumahoro Mory. Intervenant en tant qu'investisseur extérieure, elle a insisté sur l'importance de préserver la sécurité des investissements colossaux engagés sur le terrain. Elle a lancé un appel pressant aux autorités compétentes, et particulièrement à M. Alassane Ouattara, afin qu'un regard attentif soit porté sur ce dossier pour dénouer les tensions sécuritaires et financières qui pèsent sur les partenaires et les investisseurs de la zone.
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‎ Les révélations d'un ancien collaborateur
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‎​Dans le même sillage, M. Kouassi, présenté comme un ex-collaborateur de Touré Ahmed Bouah ayant travaillé à ses côtés durant plus de 25 ans et connu sous le nom de Jimmy, est intervenu pour apporter un témoignage accablant. Selon ses déclarations, sur une assiette foncière globale de 600 hectares concernée à Ahouabo, Touré Ahmed Bouah n'aurait effectivement réglé qu'un seul et unique hectare auprès des familles détentrices de droits, laissant en suspens l'immense majorité des paiements tout en affirmant faussement être en règle. M. Kouassi soutient que le travail mené par l'ESTP sur ses périmètres repose sur des accords formalisés et des versements effectifs auprès des ayants droits locaux, contrairement aux méthodes reprochées à la direction de Sophia SA qu'il accuse de fausses déclarations financières envers les populations villageoises.
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‎La position de la chefferie et les accusations d'anarchie sur le terrain
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‎​L'implication des propriétaires terriens et des autorités coutumières apporte un éclairage déterminant sur la crise. L'honorable Amon Siméon, chef du village d'Anyama Adjamé Les 4 Croix, est monté au créneau aux côtés de Touré Ahmed Bouah pour clarifier la position de la communauté villageoise.
‎​La chefferie a formellement dénié toute caution aux opérations contestées menées par le camp de Mory Soumahoro.
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‎Selon les représentants coutumiers, des correspondances officielles avaient pourtant été émises pour exiger l'arrêt immédiat de toute transaction ou activité sur une portion ciblée, notamment une assiette d'environ 72 hectares, afin de préserver les droits patrimoniaux des familles. Le maintien d'opérations de commercialisation de lots malgré ces injonctions a été qualifié par les tenants des droits coutumiers de source d'anarchie, motivant leur volonté de remettre de l'ordre sur les terres ancestrales.
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‎​Vers une judiciarisation à double volet
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‎​Face à l'enlisement de la situation et à l'échec des conciliations amiables, la confrontation s'est déplacée sur le terrain judiciaire et financier. ​ L'ESTP et ses partenaires ont enclenché une offensive judiciaire en saisissant le Pôle pénal économique et financier. Des accusations graves, portant notamment sur des soupçons de faux et usage de faux, ont été formulées à l'encontre de Sophia SA, ciblant directement la validité de certains documents administratifs et topographiques.
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‎​La riposte et la saisine commerciale et civile
En réponse, Touré Ahmed Bouah a balayé d'un revers de main ces accusations, mettant au défi ses contradicteurs de brandir des preuves matérielles tangibles et d'attaquer les conclusions du rapport d'expertise technique sur un plan scientifique. Tout en réclamant la production des pièces justificatives précises fondant les accusations de faux, le patron de Sophia SA a annoncé son intention de saisir les juridictions compétentes, dont le tribunal de commerce, afin de clarifier les termes des mandats, d'auditer les montants réclamés, d'obtenir éventuellement la révocation des mandats initiaux et de statuer définitivement sur les limites territoriales.
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‎​Ce nouveau feuilleton foncier à Anyama Adjamé Les 4 Croix illustre une fois de plus la fragilité des transactions sur les terres périurbaines d'Abidjan, où s'entremêlent arrêtés administratifs, conventions coutumières et investissements privés. L'issue de ce dossier dépendra désormais des arbitrages que rendront les institutions judiciaires saisies, seules habilitées à départager les prétentions techniques et financières des protagonistes.
 
‎JM L’Eveilleur


Professeur Palokinam T. PITCHE, médecin hospitalo-universitaire et spécialiste de santé publique, prend la direction générale de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), institution spécialisée de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en charge des questions de santé. Il succède à Dr Melchior Athanase Aïssi.

La cérémonie de passation de service entre les Directeurs généraux sortant et entrant s’est tenue le mercredi 9 septembre 2026, au siège de la Représentation résidente de la CEDEAO, à Abidjan-Cocody.

À cette occasion, le Directeur général sortant, Dr Melchior Athanase Aïssi, a exprimé sa gratitude à l’ancien président béninois, Patrice Talon, pour la confiance placée en lui, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement. Il a également salué l’engagement du personnel et l’a invité à se mettre à la disposition de son successeur. Au nouveau Directeur général, il a adressé un conseil : « Votre discernement sera votre guide », avant de lui souhaiter pleine réussite dans ses nouvelles fonctions.

Après quatre années à la tête de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Aïssi a dressé le bilan de son mandat, marqué notamment par la mise en place d’un cadre régional d’élimination du paludisme pour la période 2026-2035, l’alignement sur les directives de l’OMS relatives à l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois, ainsi que l’élaboration du premier manuel de procédures administratives, comptables et financières de l’OOAS. Il a également évoqué la politique régionale de santé communautaire, adossée aux déclarations de Lomé et d’Alma-Ata.

Prenant la parole, le nouveau Directeur général a placé son mandat sous le signe de la Vision 2050 de la CEDEAO, « CEDEAO des peuples : paix et prospérité pour tous ». Il a affiché sa volonté de poursuivre les chantiers engagés, tout en rendant hommage au travail accompli par son prédécesseur. « C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle », a-t-il déclaré.

Fort d’une expérience dans la mobilisation des ressources et la gestion de programmes financés par des partenaires bilatéraux et multilatéraux, Pr. Palokinam T. PITCHE a appelé à une synergie d’actions afin de répondre aux besoins vitaux des 400 millions de citoyens de la communauté ouest-africaine.

Avant sa nomination à la tête de l’OOAS, Pr. Palokinam T. PITCHE a notamment été Coordonnateur national du Programme national de lutte contre le Sida du Togo, de 2007 à 2012, puis Coordonnateur national du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (CNLS-IST), fonction qu’il exerce depuis 2012.

Son parcours comprend également plusieurs missions de consultation pour l’OMS, l’ONUSIDA, l’USAID, l’OOAS, le PNUD et l’UNFPA. Ces missions ont notamment porté sur l’élaboration de politiques et de plans stratégiques, la mobilisation des ressources ainsi que l’harmonisation des protocoles de prise en charge du VIH.

Marie Kouadio
La Présidente du Conseil d’Administration (PCA) de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), Mme Raymonde Goudou-Coffie, a effectué, le mardi 8 septembre 2026, une visite au siège de la Centrale syndicale HUMANISME, à Abidjan. Cette rencontre, placée sous le signe du dialogue et de la proximité avec les partenaires sociaux, a permis de renforcer les échanges autour des enjeux liés à la protection sociale des travailleurs.

Nommée à la tête du Conseil d’Administration de l’Institution de Prévoyance Sociale (IPS-CNPS) le 7 juillet 2026, Mme Raymonde Goudou-Coffie a entrepris une démarche de rapprochement avec les centrales syndicales, partenaires essentiels dans la défense des intérêts des travailleurs et la promotion d’une meilleure protection sociale.

Accueillie chaleureusement par les instances de HUMANISME, conduites par le Secrétaire général Soro Mamadou, la PCA de la CNPS était accompagnée d’une délégation de 13 personnes, dont son Directeur de Cabinet. La rencontre a été marquée par des échanges empreints de convivialité et d’engagement en faveur du monde du travail.

Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire général de HUMANISME a exprimé la fierté de la centrale syndicale de recevoir Mme Raymonde Goudou-Coffie, saluant à travers cette visite une manifestation concrète de sa proximité avec les travailleuses et travailleurs.

Un film institutionnel retraçant le parcours de HUMANISME depuis sa création en 2010 a ensuite été projeté. Il a notamment mis en lumière les combats menés par la centrale syndicale en faveur de la protection sociale des travailleurs, ses acquis dans le domaine des relations professionnelles ainsi que son évolution, à travers la mise en œuvre de son Plan stratégique de développement 2020-2030.

Prenant la parole, Mme Raymonde Goudou-Coffie a exprimé sa profonde émotion face à l’accueil qui lui a été réservé. Elle a également salué le leadership du Secrétaire général Soro Mamadou, par ailleurs administrateur à la CNPS, et l’engagement de HUMANISME dans la défense des intérêts des travailleurs.

La PCA de la CNPS a, par ailleurs, mis en avant les efforts engagés pour assurer une bonne gestion de l’institution et répondre davantage aux attentes des travailleurs. Elle a notamment invité les membres de HUMANISME à s’intéresser aux différents produits et dispositifs proposés par la CNPS, en particulier le Régime Social des Travailleurs Indépendants (RSTI).

Elle a encouragé les partenaires sociaux à contribuer à la promotion de ce régime, afin de permettre au plus grand nombre de travailleurs indépendants de bénéficier d’une protection sociale et de préparer dans de meilleures conditions leur retraite.

La rencontre a également été marquée par un moment symbolique et culturel. Mme Raymonde Goudou-Coffie a été honorée par une intronisation symbolique en qualité de « Reine Mère Akan », après avoir reçu plusieurs pagnes, dont une pièce de l’uniforme porté par HUMANISME à l’occasion de la célébration du 1er mai 2026.

La visite s’est achevée dans une ambiance chaleureuse par une prestation culturelle consacrée au Bolloye, danse traditionnelle de la panthère en pays sénoufo, avant la traditionnelle photo de famille.

À travers cette visite, la PCA de la CNPS entend inscrire son action dans une dynamique de proximité, d’écoute et de dialogue avec les partenaires sociaux, en vue de contribuer au renforcement de la protection sociale et à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.

Marie Kouadio
 Les préfets de Côte d’Ivoire se donnent six mois pour éradiquer l’orpaillage illégal et criminel dans leurs circonscriptions administratives. Cet engagement majeur a été pris à l’occasion de l’Atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal, tenu à Yamoussoukro du 3 au 5 septembre 2026, et traduit la volonté des autorités ivoiriennes de renforcer la lutte contre ce phénomène qui constitue une menace pour l’environnement, la sécurité et le développement économique et social du pays.

Au terme de cette rencontre, les représentants de l’État dans les différentes circonscriptions administratives ont été appelés à intensifier les actions de terrain et à assurer un suivi rigoureux des mesures arrêtées. L’objectif est clair : accélérer le démantèlement des activités d’orpaillage illégal et restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

Parmi les dix axes prioritaires retenus figure la réalisation et la transmission systématique de la cartographie des sites légaux et illégaux, ainsi que des fichiers biométriques des différents acteurs impliqués dans l’activité aurifère illégale, notamment les employeurs illégaux, les commerçants et les financiers. Ces données devront être mises à la disposition du Conseil national de sécurité (CNS) et des autorités préfectorales afin de permettre une meilleure connaissance du phénomène et de renforcer la coordination des interventions.

Autre mesure forte : la création et le déploiement, dans un délai de deux mois, de 21 pelotons de sécurité fluviale du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI). Ces unités auront pour mission d’assurer la surveillance des quatre grands fleuves du pays et de leurs affluents, avec pour objectif d’apporter une réponse dissuasive, coordonnée et continue aux activités clandestines qui s’y développent.

Cette volonté d’agir avec fermeté a été clairement exprimée par le ministre, Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité, Directeur de cabinet du Président de la République, Fidèle Sarassoro Gboroton.
« Notre pays ne peut accepter que des individus ou des réseaux organisés viennent dégrader nos terres, polluer nos cours d’eau, détruire nos forêts et compromettre notre avenir économique, environnemental et social. Ceci est inacceptable ! (...) En Côte d’Ivoire, aucun territoire, aucune localité ne doit échapper à l’autorité de l’État et aucune ressource naturelle nationale ne doit être exploitée par des hors-la-loi », a-t-il martelé.

Des propos qui traduisent la détermination des pouvoirs publics à ne laisser aucun espace aux réseaux d’orpaillage illégal et à leurs ramifications. La fermeté affichée à Yamoussoukro marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie nationale de lutte contre ce phénomène.

Cette rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, notamment Jean Sansan Kambilé, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jacques Assahoré, ministre des Eaux et Forêts, Abou Bamba, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, et Diomandé Vagondo, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Étaient également présents Eugène Aka Aouélé, président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), ainsi que le président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels.

Marie Kouadio
L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté vendredi, à une écrasante majorité, une résolution portée par le Togo visant à promouvoir une représentation cartographique plus fidèle des superficies réelles des continents, notamment de l’Afrique, a annoncé le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Porté par le Togo, le texte de la résolution sur la représentation cartographique des continents, a recueilli 164 voix pour, une contre et six abstentions, les Etats-Unis étant le seul pays à s’y opposer parmi les États membres de l’Assemblée générale de l’ONU. La résolution, qui n’est pas juridiquement contraignante, encourage notamment le recours à des projections cartographiques dites « à surfaces équivalentes », comme Equal Earth, lorsque la comparaison des superficies est importante.

L’initiative vise à corriger les distorsions de la projection de Mercator, largement utilisée depuis le XVIe siècle. Celle-ci agrandit visuellement les territoires situés à proximité des pôles et réduit proportionnellement ceux proches de l’équateur. Ainsi, l’Afrique, avec environ 30,4 millions de km², est près de 14 fois plus vaste que le Groenland, alors que les deux territoires peuvent apparaître de dimensions comparables sur une carte de Mercator.

« Aujourd’hui, les Nations Unies ont pris un pas historique avec l’adoption de la résolution « Corrigez la carte ». Cette décision ne concerne pas seulement la cartographie. Il s’agit de justice, de dignité, d’égalité et de la manière dont nous représentons notre monde », a déclaré M. Dussey.

Au nom du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre togolais a remercié les Etats membres ayant soutenu l’initiative, estimant qu’il s’agit d’« une victoire pour l’Afrique, mais surtout, c’est une victoire pour tous ceux qui croient en un monde plus équitable, plus équilibré et plus précis ».

Dans son plaidoyer, le chef de la diplomatie togolaise souligne que la carte n’est pas uniquement un outil technique, mais qu’elle contribue également à façonner les perceptions du monde.

Le projet de résolution encourage ainsi une diversification des représentations cartographiques dans l’éducation, les médias, les institutions internationales, les publications et les environnements numériques.

Le texte ne demande toutefois pas l’interdiction de la projection de Mercator, notamment pour les usages liés à la navigation maritime et aérienne, pour lesquels elle demeure adaptée. Il préconise plutôt l’utilisation de cartes à surfaces équivalentes dans les contextes où la représentation proportionnelle des territoires est déterminante.

Pour Robert Dussey, cette initiative dépasse donc la seule question cartographique. « Corriger la carte signifie corriger la manière dont nous voyons le monde », a-t-il affirmé, ajoutant que l’histoire retiendra cette adoption comme le moment où la communauté internationale a choisi de regarder le monde « avec plus de vérité et de justice ».

Le Togo entend désormais promouvoir la mise en œuvre de cette résolution, notamment dans ses supports éducatifs, et plaider auprès d’autres Etats, organisations internationales et acteurs technologiques en faveur d’une utilisation accrue de représentations cartographiques à superficies équivalentes.

AC/Sf/APA
Le groupe AXIAN et la Banque africaine de développement ont lancé un vaste programme d’inclusion financière des femmes visant à élargir l’accès au financement et à l’accompagnement des entreprises pour plus de 34 000 entreprises dirigées par des femmes dans cinq pays africains.

Soutenu par l’initiative « Affirmative Finance Action for Women in Africa » (AFAWA) de la Banque africaine de développement et par la « Women Entrepreneurs Finance Initiative » (We-Fi), ce programme vise à remédier à l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises détenues par des femmes en Afrique : l’accès limité au financement.

L’Afrique affiche le taux d’entrepreneuriat féminin le plus élevé au monde, mais les femmes entrepreneures sont encore confrontées à un déficit de financement estimé à 49 milliards de dollars. Le programme sera mis en œuvre via les plateformes de services financiers numériques du groupe AXIAN, Mixx et Mvola, qui intègrent des services de prêt numérique, des formations en éducation financière, des services de développement commercial et des initiatives d’inclusion numérique afin d’aider les femmes entrepreneures à développer leurs activités et à améliorer leur accès aux services financiers formels.

Il comprend deux volets complémentaires. Le premier fournira des produits et services financiers numériques sur mesure à 34 000 micro, petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal. Le second proposera des formations en éducation financière, en compétences numériques et en entrepreneuriat à 25 000 femmes à Madagascar, en Tanzanie, au Sénégal, au Togo et aux Comores.

Le programme s’appuiera sur les services de paiement mobile, les solutions de prêt numériques et des capacités alternatives d’évaluation de la solvabilité pour atteindre les femmes entrepreneurs qui ont traditionnellement été mal desservies par les systèmes financiers conventionnels.

Les entreprises dirigées par des femmes représentent l’un des plus grands potentiels économiques inexploités de l’Afrique, mais elles continuent de se heurter à des obstacles pour accéder aux outils financiers nécessaires à leur expansion, à la création d’emplois et à une contribution plus importante à leurs économies locales. Grâce à ce partenariat, AXIAN et la Banque africaine de développement entendent changer la donne.

« Partout en Afrique, des millions de femmes dirigent déjà des entreprises prospères. Le défi ne réside pas dans l’esprit d’entreprise, mais dans l’accès au financement, aux outils numériques et aux opportunités de croissance », a déclaré Erwan Gelebart, PDG d’AXIAN Digibank et Fintech. « Grâce à Mixx et MVola, nous mettons à profit la technologie et l’innovation financière pour aider les femmes entrepreneures à renforcer leurs entreprises, à créer des emplois et à participer plus pleinement à l’économie numérique. Ce programme vise à ouvrir la voie à des opportunités à grande échelle. »

Le programme s’articulera autour de cinq axes prioritaires : élargir l’accès à la finance numérique pour les entreprises dirigées par des femmes, renforcer l’éducation financière et numérique, développer des produits financiers adaptés aux femmes entrepreneures, accélérer l’inclusion numérique grâce aux technologies mobiles, et aider les entreprises détenues par des femmes à intégrer l’économie formelle et à y prospérer.

Source : African Development Bank Group (AfDB)
Ouvrir un compte bancaire, solliciter un raccordement à la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB), à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) nécessitent de nouvelles diligences. Désormais, l’Identifiant fiscal unique (IFU) s’impose aux demandeurs.
Falco VIGNON
Souscrire à un abonnement au réseau de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) ou à la Société des eaux du Bénin (SONEB) n’est plus possible pour les citoyens qui ne disposent pas d’un Identifiant fiscal unique (IFU). Il en est de même pour ceux qui souhaitent ouvrir un compte en banque. Aux citoyens désireux de souscrire à un contrat d’assurance, ce précieux sésame sera également exigé sans oublier les clients ou usagers des établissements de crédit et de microfinance. En effet, la Direction générale des impôts s’inscrit dans la droite ligne des réformes engagées par le gouvernement et précisément le ministère de l’économie et des finances conformément au nouveau Code général des impôts (CGI).

Lire la suite :

https://leconomistebenin.bj/reformes-fiscales-lifu-desormais-une-necessite-a-la-banque-sbee-et-soneb/

 
Réunis en conférence de presse le jeudi 3 octobre 2026 à Cocody, les responsables de l'entreprise ESTP et leur partenaire financière, dame Ouattara Ahoua, ont lancé un appel pressant au gouvernement et au ministère de l'Urbanisme.

Face à ce qu'ils qualifient de vaste escroquerie foncière portant sur près de 1,79 milliard de FCFA d’investissements et une dette globale de 5 milliards de FCFA, les conférenciers sollicitent l'intervention des autorités pour assainir le secteur immobilier et sécuriser les investisseurs.

Un investissement de 72 hectares entravé

L'affaire remonte à la signature d'un accord entre ESTP, dirigée par Mory Soumahoro, et sept familles du village d'Ayamé-Adjamé 4 Croix pour la mise en valeur d'un domaine de 72 hectares. Après d'importants fonds engagés pour le décapage, le lotissement et l'obtention de l'Arrêté de Concession Définitive (ACD), l'opérateur économique Touré Ahmed Bouah s'est interposé, revendiquant la propriété de 346 hectares englobant la parcelle aménagée.

Ventes clandestines et plainte au Pôle Pénal Économique

Selon les plaignants, Touré Ahmed Bouah aurait revendu à l'insu des propriétaires coutumiers une partie du site à la CNPS et à la CGRAE, alors même que ses droits sur le terrain ne seraient plus valides selon une vérification notariale. Face à ces révélations, une plainte pour faux, usage de faux et escroquerie a été déposée le 17 août dernier devant le Pôle Pénal Économique et Financier.
Invoquant la vision du chef de l'État d'offrir des logements meublés par une gouvernance foncière saine, ESTP et sa partenaire espèrent que l'action publique et la justice permettront d'établir les responsabilités tout en protégeant les opérateurs économiques nationaux.

Sollicité par notre rédaction afin de répondre aux accusations portées contre lui, M. Touré Ahmed Bouah n'a pas donné suite à notre demande.

CT

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