jeudi 5 novembre 2026
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Senior Reporter @NewsPlus

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La ville de Bondoukou, capitale du District autonome du Zanzan, a accueilli le 3 octobre 2025 la 6ᵉ édition des Échanges Citoyens, initiative du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) en partenariat avec le Ministère de la Communication. Cette rencontre a offert au Gouvernement l’opportunité de dialoguer directement avec les populations, dans un esprit d’écoute, de transparence et de redevabilité.

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, a ouvert la rencontre en exprimant sa joie d’être à Bondoukou, « capitale spirituelle, ville carrefour, cité aux mille mosquées », et en rappelant l’objectif de cette tribune citoyenne :
« Les Échanges Citoyens traduisent la volonté du Président de la République et du Gouvernement de présenter les réalisations pour améliorer le bien-être des populations, de recueillir leurs ressentis, critiques et suggestions, afin d’ajuster l’action publique si nécessaire. »

Il a souligné que depuis 2011, les Régions du Gontougo et du Bounkani bénéficient d’une attention particulière du Président Alassane Ouattara, matérialisée par des investissements dans les infrastructures, les services sociaux de base et l’énergie. Il a cité le bitumage de plus de 200 km de routes, la construction du pont de Vonkoro, l’électrification massive des localités et l’ouverture de l’Université de Bondoukou, symbole de la transformation du Zanzan.

« L’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, dans nos villes, villages et campements les plus reculés, demeure la priorité absolue de l’action gouvernementale », a-t-il ajouté.

Mme Awa Dosso, Directrice du CICG, a salué la participation active des populations et rappelé que depuis sa création en 2024, cette initiative vise à rapprocher l’administration des citoyens,

Marie Kouadio

La cérémonie d’ouverture officielle de la 8ᵉ édition du Salon de l’Épargne, de l’Investissement et du Patrimoine (SEIP) a eu lieu ce mercredi 24 septembre 2025, a Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan et en ligne via YouTube et les réseaux sociaux. Le thème de cette année : « 7 ans pour maîtriser l’épargne, place à l’investissement. Bâtissons ensemble votre patrimoine », souligne l’importance de l’épargne et de l’investissement pour construire un avenir financier solide.

Un salon qui franchit un cap

Après sept éditions dédiées à la sensibilisation à l’épargne, le SEIP met désormais l’accent sur l’investissement et la transmission patrimoniale. Pendant deux jours, panels, conférences, CEO Talks, masterclass et formats interactifs comme l’Apéro Cash ou la WebTV permettront aux participants de comprendre comment bâtir un patrimoine durable, quel que soit leur niveau de revenu.

La Charte ivoirienne pour l’éducation financière : un engagement concret

Le point d’orgue de la cérémonie a été la signature de la Charte ivoirienne pour l’éducation financière inclusive et durable, portée par le SEIP et la Fondation LN. Chaque institution signataire s’engage à mener au moins deux actions concrètes par an : campagnes grand public, caravanes, modules pédagogiques et contenus en langues locales, avec pour objectif de toucher 200 000 bénéficiaires par an.

Interventions des acteurs clés

La commissaire générale du SEIP, Leticia N’cho-Traoré, a rappelé les ambitions de cette édition, tandis que le directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard, et le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara, ont insisté sur la nécessité d’intégrer l’épargne et l’investissement dans les habitudes des populations et de proposer des taux d’intérêt attractifs pour stimuler l’adhésion.

Un rendez-vous majeur pour la finance citoyenne

Avec près de 10 000 participants attendus, le SEIP 2025 s’impose comme une véritable école de la finance citoyenne, un lieu où l’épargne et l’investissement deviennent des leviers concrets de développement personnel, familial et national.

Générosa Kouadio

 

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans son ambition numérique avec l’inauguration, le 2 octobre 2025, du premier data center du groupe panafricain ST Digital à Grand-Bassam, au sein du Village des Technologies de l’Information et des Biotechnologies (VITIB). Classée Tier III, cette infrastructure illustre la volonté du pays de renforcer sa souveraineté numérique en réduisant sa dépendance aux serveurs étrangers.

L’Afrique ne représente aujourd’hui qu’environ 1 % des capacités mondiales des data centers, pour un marché évalué à 386 milliards de dollars. Selon l’International Data Corporation (IDC), le continent pourrait atteindre 13 milliards de dollars d’ici 2030, porté par la croissance du trafic Internet et l’essor des usages numériques.

Le data center de Grand-Bassam, construit sur 4 000 m², comprend trois modules avec 160 racks, plus de 6 000 serveurs physiques et la capacité d’héberger 50 000 serveurs virtuels. Sa conception et sa construction ont été intégralement confiées à des entreprises africaines, dont CATD et AED pour l’architecture, OPTIMA pour le bureau d’étude et DTECH pour les travaux. Anthony Same, fondateur et CEO de ST Digital, souligne que le projet démontre la capacité africaine à développer des infrastructures aux standards internationaux, tout en créant de la valeur localement.

Pour le gouvernement ivoirien, cette initiative garantit la protection des données sur le territoire national. Olivier Avoa, Directeur général de la Transformation numérique, insiste sur l’importance de réduire les risques liés à l’hébergement à l’étranger et de renforcer la souveraineté numérique du pays.

Grand-Bassam n’est que la première étape d’un réseau régional prévu au Cameroun, au Togo, en Guinée, au Sénégal et au Gabon. Face aux géants du cloud, ST Digital mise sur un modèle hybride, offrant une alternative africaine crédible pour sécuriser les données stratégiques. Avec près de vingt data centers, la Côte d’Ivoire se positionne comme un hub numérique majeur en Afrique de l’Ouest.

H K

 

L’Association des Volontaires d’Éthique et de Performance pour le Développement Durable (VEP-DD) en partenariat avec les mairies de Koumassi et de Treichville a, à travers une conférence de presse, lancé le vendredi 3 octobre 2025, à la Maison N’zassa d’Abidjan, la campagne nationale intitulée “Préservons notre développement par des élections apaisées”. Cette initiative a pour objectif de promouvoir la paix, la cohésion sociale et la discipline citoyenne à travers des actions culturelles, sportives et éducatives.

Cette initiative qui s’inscrit dans la vision de la Prospective Côte d’Ivoire 2025–2040 et dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) est placée sous l’égide de la Commission nationale ivoirienne pour l’UNESCO.

Selon la présidente de la VEP-DD, Mme N’Guessan Kima, la campagne s’inspire de la devise nationale Union–Discipline–Travail, considérée comme une véritable boussole pour la citoyenneté responsable. Elle a expliqué que l’union renvoie à l’inclusion, la discipline au respect des règles démocratiques, et le travail à l’engagement collectif pour le bien commun. Elle a par ailleurs exhorté les médias à adopter un langage apaisé durant la période électorale.

La caravane nationale se déroulera en deux étapes. La première aura lieu le 8 novembre à Koumassi, avec un gala sportif et culturel en faveur de la paix. La seconde, prévue le 15 novembre à Treichville, sera marquée par une cérémonie de distinction des anciens présidents de la République pour leurs contributions au développement du pays, ainsi que par la remise de trophées “Humilité” et “Respect” aux dirigeants actuels.

Mme N’Guessan a souligné que la paix et le développement sont étroitement liés et qu’ils doivent être préservés pour garantir la stabilité du pays. « Sans paix, il n’y a pas de tourisme, pas d’économie, pas de culture vivante. C’est ensemble que nous devons préserver notre développement », a-t-elle déclaré.

Représentant le maire de Treichville, M. François Albert Amichia, la directrice des services socioculturels de la commune, Mme Kouassi Pauline, a salué cette initiative citoyenne qui mobilise la culture, le sport et la jeunesse comme moteurs du développement durable.

Marie Kouadio

À l'occasion des festivités du Maouloud, commémorant la naissance du Prophète, le Dr Yamoussa Coulibaly, PDG de CHIM INTER, a marqué son attachement à sa terre natale, la Bagoué, par un séjour conjuguant foi, développement économique et respect des traditions. Son déplacement a mis en lumière l'engagement citoyen de son entreprise en faveur du septentrion ivoirien.

L'Accélérateur de Projets Immobiliers

Le Dr Coulibaly a personnellement inspecté l'avancement des chantiers menés par CHIM INTER, soulignant l'impact direct de l'entreprise sur l'amélioration des infrastructures locales. Il s'est notamment rendu sur deux sites majeurs :

 "Les Merveilles de la Bagoué" à Kouto, où 10 villas triplex de haut standing sont en cours de construction. et "La Cité Parlementaire" de Gbon, un nouveau pôle de promotion immobilière.

 "Notre objectif est de rendre le foncier accessible aux Ivoiriens, d'où qu'ils viennent et où qu'ils soient. C'est notre combat aux côtés de l'État. Notre entreprise CHIM INTER est une entreprise citoyenne qui se met aux côtés de l'État pour réaliser des projets de développement pour le bien-être des populations," a-t-il déclaré, réaffirmant la mission de son groupe.

Un Partenaire Salué par les Autorités

Au-delà des affaires, le vice-président de la CNPC-CI (Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agréés de Côte d'Ivoire) a multiplié les visites de courtoisie pour renouer avec les chaînes d'autorité de la région.

 À Kouto, l'entrepreneur s'est entretenu avec le préfet Gbamou Angoran Pierre, qui a chaleureusement salué son implication : "Le PDG de CHIM INTER fait déjà beaucoup pour le département et la préfecture. C'est grâce à son action que nous avons un parking. Si on peut consommer de la viande sans risque à Kouto, c'est parce qu'il a rénové la boucherie... C'est un homme qui a la main sur le cœur."

Même écho favorable du côté des élus locaux. À Gbon, le Député-Maire Touré Alpha Yaya a rendu un vibrant hommage au Dr Coulibaly. Il a notamment souligné l'amélioration logistique apportée par la présence de CHIM INTER : "Depuis que CHIM INTER est dans la région, on n'a plus ce souci [d'avoir des engins pour le reprofilage des routes]. Et le travail qui est exécuté est de qualité."

 Bénédictions et Message d'Unité

Clôturant son séjour sur une note spirituelle et traditionnelle, le Dr Yamoussa Coulibaly s'est rendu chez "son père", le Chef du canton, et l'imam de la grande mosquée de Kouto pour recevoir leurs bénédictions.

 En harmonisant le travail entrepreneurial avec un profond respect pour les autorités administratives, coutumières et religieuses, ce séjour a délivré un message fort d'unité et d'engagement durable pour l'avenir prospère de la Bagoué.

JM l'éveilleur

La cérémonie d’ouverture officielle de la  8ᵉ édition du Salon de l’Épargne, de l’Investissement et du Patrimoine (SEIP) a eu lieu ce mercredi 24 septembre 2025, a Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan  et en ligne via YouTube et les réseaux sociaux. Le thème de cette année : « 7 ans pour maîtriser l’épargne, place à l’investissement. Bâtissons ensemble votre patrimoine », souligne l’importance de l’épargne et de l’investissement pour construire un avenir financier solide.

Un salon qui franchit un cap

Après sept éditions dédiées à la sensibilisation à l’épargne, le SEIP met désormais l’accent sur l’investissement et la transmission patrimoniale. Pendant deux jours, panels, conférences, CEO Talks, masterclass et formats interactifs comme l’Apéro Cash ou la WebTV permettront aux participants de comprendre comment bâtir un patrimoine durable, quel que soit leur niveau de revenu.

La Charte ivoirienne pour l’éducation financière : un engagement concret

Le point d’orgue de la cérémonie a été la signature de la Charte ivoirienne pour l’éducation financière inclusive et durable, portée par le SEIP et la Fondation LN. Chaque institution signataire s’engage à mener au moins deux actions concrètes par an : campagnes grand public, caravanes, modules pédagogiques et contenus en langues locales, avec pour objectif de toucher 200 000 bénéficiaires par an.

Interventions des acteurs clés

La commissaire générale du SEIP, Leticia N’cho-Traoré, a rappelé les ambitions de cette édition, tandis que le directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard, et le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara, ont insisté sur la nécessité d’intégrer l’épargne et l’investissement dans les habitudes des populations et de proposer des taux d’intérêt attractifs pour stimuler l’adhésion.

Un rendez-vous majeur pour la finance citoyenne

Avec près de 10 000 participants attendus, le SEIP 2025 s’impose comme une véritable école de la finance citoyenne, un lieu où l’épargne et l’investissement deviennent des leviers concrets de développement personnel, familial et national.

Générosa Kouadio

 

 

Réunis au siège de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), au Plateau, les membres délégués ont pris part à l’Assemblée Générale ordinaire et extraordinaire du patronat ivoirien. Cette rencontre a marqué un temps fort de la vie de l’organisation, avec plusieurs points inscrits à l’ordre du jour.

Les participants ont adopté les rapports moral, financier et du commissaire aux comptes, ainsi que les résultats de l’exercice clos au 31 décembre 2024. Ils ont également procédé à la nomination de nouveaux administrateurs, marquant ainsi un renouvellement partiel des instances dirigeantes.

La session extraordinaire a permis, quant à elle, de modifier les statuts de l’organisation en vue de renforcer sa gouvernance et d’améliorer son fonctionnement. « Ces réformes traduisent la volonté de la CGECI d’être plus efficace et de répondre aux attentes de ses membres », a expliqué Stéphane Aka-Anghui, secrétaire exécutif de la confédération.

Pour le président de la CGECI, Ahmed Cissé, cette Assemblée reflète la volonté du patronat ivoirien de rendre compte à ses adhérents, mais aussi de prendre des décisions fortes afin de consolider la place du secteur privé dans l’économie nationale. « Avec cette Assemblée Générale, la CGECI confirme son rôle de partenaire stratégique de l’État et de catalyseur de la croissance ivoirienne », a-t-il déclaré.

En ligne de mire, le patronat prépare désormais la CGECI Academy, prévue les 29 et 30 septembre 2025 à Abidjan. Cet événement majeur réunira les acteurs du monde économique autour de panels, conférences et réflexions sur les défis et opportunités du secteur privé.

Au-delà du bilan, cette Assemblée Générale trace la voie pour un patronat plus engagé et résolument tourné vers l’avenir.

Générosa Kouadio

 

Le 19 septembre 2025 s'est tenu le 4e Abidjan Média Forum (AMF), organisé par le groupe L'Intelligent d'Abidjan. Placé sous le thème "Côte d'Ivoire : Contribution des médias pour une élection apaisée", l'événement a réuni des personnalités influentes du monde des médias, de la politique et de l'économie.

Au cœur des discussions, Dr Yamoussa Coulibaly, PDG de l'entreprise Challenge Immobilier International (CHIM INTER), a pris la parole en tant que porte-parole des partenaires. Il a rendu un vibrant hommage aux médias, qu'il considère comme le "4e pouvoir", et a appelé les Ivoiriens à s'engager activement en faveur de la paix. S'appuyant sur son propre parcours de réussite, il a souligné que son ascension, de "petits boulots" à la tête d'un empire en moins de dix ans, n'aurait pas été possible sans un environnement national stable.

 

La paix, condition sine qua non de l'entrepreneuriat

Pour Dr Coulibaly, la stabilité politique est essentielle au développement économique. "Tout le mérite revient à nos gouvernants. Pour que vous puissiez réaliser, il faut un environnement de paix et de sécurité. On ne peut pas être en train de courir pour protéger nos vies et penser à entreprendre", a-t-il déclaré.

L'engagement de CHIM INTER envers la presse n'est pas opportuniste, mais repose sur une conviction profonde : les médias sont des acteurs clés pour la paix, en particulier en période électorale. L'entreprise soutient d'ailleurs depuis quatre ans l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) et ses célèbres prix, les Ebony.

 

Un appel à la responsabilité partagée

Dans la même lignée, Adjé Silas Metch, ministre délégué chargé des Sports et du Cadre de vie, a souligné le rôle central des journalistes dans la consolidation des acquis de la nation. "Il importe de préserver cette Côte d'Ivoire ravissante et de la faire fleurir. Mais comment entretenir les performances enregistrées... sans l'implication prééminente des médias ?", a-t-il interpellé. Il a exhorté la presse à relever le défi d'une élection apaisée.

Enfin, Alafé Wakili, promoteur de l'AMF et directeur du groupe L'Intelligent d'Abidjan, a rappelé que l'événement a pour but d'offrir une plateforme de réflexion et de partage aux professionnels des médias, leur permettant d'identifier des solutions aux défis de leur secteur.

JM L’éveilleur

Alors que l'Organisation des Nations unies célèbre ses 80 ans d ' existence et que l'Organisation des Nations Unies Pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) s ' apprête également à marquer huit décennies d'action au service de la paix et du développement, le moment nous apparait propice à une réflexion collective sur le rôle irremplaçable de ces institutions dans un monde en pleine mutation.

Depuis 1945, les Nations unies et ses agences spécialisées ont été conçues comme un rempart contre le retour des guerres mondiales, un cadre de coopération et un espace de dialogue universel. Pourtant, à l'aube de leur 80ᵉ anniversaire, les tensions géopolitiques, les crises sociales, les défis climatiques et la montée des intolérances rappellent que la paix est fragile, et que l'idéal de solidarité internationale doit constamment être réinventé.

La devise fondatrice de l'UNESCO garde encore aujourd'hui une résonance intacte : « Puisque les guerres naissent dans l ' esprit des hommes, c ' est dans l ' esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. » Ces mots rappellent que si la paix peut se construire par des traités ou autres actes diplomatiques, c ' est dans les salles de classe, les laboratoires de recherche, les institutions culturelles et les réseaux de communication que les peuples se rapprochent pour se mieux se comprendre et vivre dans la paix.

À cette mission historique de l'UNESCO s'ajoute aujourd'hui un défi inédit : l'avènement de l'intelligence artificielle (IA).

Cette révolution technologique, porteuse d'immenses promesses pour l'éducation, la recherche et la créativité, peut aussi accentuer les fractures entre nations, amplifier les inégalités et devenir un outil de manipulation. Plus que jamais, l'institution doit se positionner comme l'enceinte mondiale où sont définis les principes éthiques et les garde-fous nécessaires pour que l'intelligence artificielle serve la paix et l'équité, et non la division et la domination.

L'UNESCO a la légitimité unique pour accompagner les sociétés dans cette transition, en s'assurant que la technologie demeure au service de l'humain. Dans un monde où la compétition technologique s'intensifie, elle doit être à la fois une vigie éthique, un catalyseur de coopération et un espace de formation, afin que nul peuple ne soit laissé en marge des bénéfices de l'innovation.

Dans ce contexte crucial, nous croyons fermement que Firmin Edouard Matoko a le meilleur profit pour le poste de Directeur général de l'UNESCO. Fort d'une longue expérience au sein même de l’organisation, il a incarné l'esprit du multilatéralisme, porté le dialogue interculturel et défendu l'éducation comme levier de transformation sociale. Homme de conviction et de consensus, il appartient à cette génération de dirigeants capables de redonner souffle à l'idéal universel de l'UNESCO, tout en l'adaptant aux défis contemporains, qu'il s'agisse du climat, du numérique ou de l'intelligence artificielle.

Soutenir sa candidature, c'est affirmer que l'UNESCO doit, pour ses 80 ans, renouveler son engagement fondateur : bâtir la paix dans l'esprit des hommes et des femmes. C'est aussi faire le choix d'un leadership visionnaire, capable de donner corps à une ambition collective : mettre l'éducation, la culture, la science, la communication et désormais l ' intelligence artificielle au service de la dignité humaine et de la coopération entre les peuples.

Le double anniversaire de l'ONU et de l'UNESCO nous rappelle que ces institutions n'existent que par la confiance des peuples et leur volonté de construire un monde commun. Alors que nous entrons dans une nouvelle ère, marquée par l'incertitude et la transformation, il nous appartient de veiller à ce que ces 80 années d ' héritage servent de tremplin pour relever les défis du siècle à venir.

 

Amadou Mahtar Ba

 

A propos de l'auteur

Amadou Mahtar Ba est co-fondateur et président exécutif de AllAfrica Global Media, première plateforme mondiale de distribution d'informations specialisées sur l'Afrique. Expert reconnu des médias, de la communication et du développement, il a siégé dans de nombreux conseils et panels internationaux, dont le Haut Panel du Secretaire Général des Nations Unies Pour l'Autonomisation Economique des Femmes et le Conseil de l'Agenda mondial du Forum Economique Mondial. Son parcours entre l'Afrique, l'Europe, le Moyen-Orient et les États-Unis, en fait un témoin privilégié des transformations de notre temps et un acteur engagé pour la promotion des voix africaines sur la scène mondiale.

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