L'emblématique champion du monde et figure majeure du sport ivoirien, Cheick Cissé, a officialisé ce dimanche 11 octobre 2026, à Abidjan sa décision de mettre un terme à sa carrière d'athlète de haut niveau. Loin de tourner le dos à sa discipline de cœur, il a annoncé dans la foulée sa candidature à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD), dont les élections sont fixées au 30 octobre prochain.
Une carrière bâtie sur le sacrifice et l'amour de la patrie
C'est avec une vive émotion que le champion s'est adressé à la nation, aux autorités sportives, aux maîtres et à la grande famille du taekwondo. Revenant sur les coulisses exigeantes du sport d'élite — une décennie d'intensité, de sacrifices, de blessures invisibles et de solitude face aux épreuves —, Cheick Cissé a tenu à rappeler la réalité humaine trop souvent cachée derrière les médailles.
« Une carrière sportive ne se mesure pas seulement au nombre de médailles remportées. Elle se mesure aussi à tout ce qu'un homme ou une femme a accepté de donner pour atteindre ses objectifs », a-t-il souligné, rendant un hommage appuyé à la jeunesse ivoirienne qu'il invite à croire en ses rêves malgré les obstacles.
Un vibrant hommage aux autorités et aux bâtisseurs du sport ivoirien
Dans son allocution, le médaillé d'or a exprimé sa profonde gratitude au Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, et à la Première Dame, Dominique Ouattara, pour leur constant soutien et pour l'avoir « adopté comme un fils ». Il a également salué l'action du Ministre des Sports, Adjé Silas Metch, ainsi que celle de ses prédécesseurs (Alain Lobognon, François Amichia et Paulin Danho), tout en saluant l'accompagnement du Comité National Olympique dirigé par Georges N'Goan.
Une mention particulière a été adressée aux figures historiques et successives de la Fédération ivoirienne de taekwondo — de feu le Général Ouassenan à Jean-Marc Yacé, en passant par le Colonel-Major Yao Touré Albert, Coulibaly Siaka et Bamba Cheick Daniel — qui ont façonné la discipline. Il n'a pas oublié ses maîtres, qualifiés de « souffle invisible » dans les moments décisifs, ni la presse nationale et internationale pour son rôle clé dans la vulgarisation et le rayonnement du taekwondo au-delà des tatamis.
Le temps de la transmission et un nouveau combat
Convaincu que « la fin d'une carrière ne doit jamais être confondue avec la fin d'un engagement », Cheick Cissé entend placer cette transition sous le signe de la transmission et de la structuration de l'après-carrière des athlètes, insistant sur la nécessité d'accompagner les sportifs dans leur reconversion, leur formation et leur santé mentale.
Fidèle à son esprit de combattant, il a ainsi déclaré officiellement sa candidature pour succéder à la tête de l’instance fédérale :
« Aujourd'hui, je pose les armes de la compétition. Je ne me battrai plus pour une médaille, mais pour ceux qui rêvent de la gagner. Le Taekwondo m'a tout donné ; il est maintenant temps pour moi de redonner au Taekwondo [...] Mon prochain combat ne sera pas pour une médaille, mais pour faire rayonner notre discipline autour d'une fédération unie, forte, moderne et innovante ».
Portée par la jeunesse et ancrée dans une vision novatrice, cette candidature au scrutin du 30 octobre prochain marque incontestablement le début d'un nouveau chapitre pour le taekwondo ivoirien.
CT