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VIH pédiatrique : les États africains appelés à accélérer la riposte pour sauver les enfants

VIH pédiatrique : les États africains appelés à accélérer la riposte pour sauver les enfants

La lutte contre le sida pédiatrique reste un défi majeur en Afrique de l’Ouest et du Centre. Réunis à Abidjan-Plateau ce lundi 11 mai 2026 dans le cadre de la Réunion technique régionale du Hub Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Alliance mondiale pour l’élimination du sida pédiatrique, responsables politiques, partenaires internationaux et acteurs de la santé ont plaidé pour une intensification des actions en faveur des enfants vivant avec le VIH.
Au cœur des échanges : l’urgence d’améliorer le dépistage, l’accès aux traitements antirétroviraux et la prise en charge des enfants et adolescents exposés au virus.
Représentant la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, Jean-Louis Moulot a rappelé que les enfants ont longtemps été marginalisés dans la riposte contre le VIH/sida. Dans son message, la Première Dame a dénoncé les inégalités persistantes dans l’accès aux soins, regrettant que pendant plusieurs années, moins de la moitié des enfants concernés aient bénéficié des traitements nécessaires.
Elle a également attiré l’attention sur la situation de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, une région qui concentre encore une grande partie des enfants vivant avec le VIH sur le continent. Pour Dominique Ouattara, cette réalité impose une mobilisation collective plus forte autour du dépistage précoce, de la lutte contre la stigmatisation et du renforcement des systèmes de santé.
« C’est un combat pour le droit à la santé, pour la justice et pour l’équité », a souligné Jean-Louis Moulot au nom de la Première Dame, appelant à des financements durables pour soutenir les programmes de lutte contre le VIH pédiatrique.
Le ministre ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N'Gou Dimba, a pour sa part insisté sur les défis qui demeurent malgré les efforts engagés depuis plusieurs années. Il a notamment évoqué le faible taux de dépistage chez les enfants exposés au VIH, l’accès encore limité aux traitements antirétroviraux ainsi que les difficultés liées à la suppression virale chez les enfants infectés.
Selon le ministre, l’Alliance mondiale pour l’élimination du sida pédiatrique s’appuie sur quatre priorités : améliorer la prise en charge des adolescentes et des femmes enceintes vivant avec le VIH, prévenir les nouvelles infections, renforcer le dépistage et le traitement des enfants exposés, puis lever les obstacles sociaux et structurels freinant l’accès aux soins.
« Le sida pédiatrique ne doit plus être le parent pauvre de la lutte contre le VIH/sida », a insisté Pierre N’Gou Dimba, tout en réaffirmant l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la stratégie de triple élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de l’hépatite B et de la syphilis.
Même son de cloche du côté de Susan Kasedde. La responsable régionale de l’ONUSIDA a salué les avancées enregistrées ces dernières années, tout en estimant que la menace reste importante dans la région.
Elle a révélé que des milliers de nouvelles infections et de décès liés au sida continuent d’être enregistrés en Afrique de l’Ouest et du Centre, plaidant pour un renforcement des financements nationaux afin de garantir des programmes de lutte contre le VIH plus résilients et durables.
Lancée en 2022, l’Alliance mondiale pour mettre fin au sida chez les enfants d’ici 2030 est portée par l’ONUSIDA, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé avec le soutien du PEPFAR et du Fonds mondial.
La rencontre d’Abidjan vise notamment à faire le point des avancées enregistrées dans les pays engagés, partager les expériences réussies et définir les nouvelles orientations stratégiques pour la période 2025-2028 dans la lutte contre le sida pédiatrique.
Générosa Kouadio
 

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