À Abidjan, le Système de Récépissés d’Entreposage (SRE) suscite un intérêt croissant auprès des acteurs du monde agricole et financier. Réunis le 16 avril 2026 à l’hôtel Noom au Plateau , dans le cadre des rencontres « Zoom sur », représentants de l’État, du secteur privé et partenaires techniques ont échangé sur les perspectives de ce mécanisme. Mis en place depuis 2018, le SRE permet aux producteurs de stocker leurs récoltes dans des entrepôts agréés et d’obtenir un récépissé reconnu par les institutions financières.
Ce document peut servir de garantie pour accéder au crédit, une avancée majeure dans un secteur encore confronté à une faible bancarisation. Des résultats encourageants ont déjà été enregistrés, avec près de 1 000 récépissés émis pour plus de 26 000 tonnes de marchandises, dominées par la noix de cajou. Une performance qui illustre le potentiel du dispositif et sa capacité à répondre à l’un des principaux défis du secteur : l’accès au financement.
Au-delà du crédit, le mécanisme contribue également à une meilleure gestion des stocks et à la régulation des marchés. Il favorise en outre l’approvisionnement des unités de transformation, un enjeu clé pour l’industrialisation agricole. Malgré ces avancées, le système reste encore peu maîtrisé par de nombreux producteurs. Les acteurs appellent ainsi à renforcer sa vulgarisation afin d’en faire un véritable levier de transformation agricole en Côte d’Ivoire.
Générosa Kouadio
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Santé publique : le REFESP renforce sa coopération depuis Abidjan
l'Assemblée générale annuelle du Réseau des établissements francophones en santé publique (REFESP) a eu lieu le 21juillet 2026 à Abidjan . Organisée par l'Institut National de Santé Publique de Côte d'Ivoire (INSP-CI), avec l'appui d'Expertise France, cette rencontre a mobilisé les responsables des écoles et instituts de santé publique de l'espace francophone.
Cette session annuelle a permis aux membres du réseau de faire le point sur les actions menées au cours de l'année écoulée et de définir les priorités qui guideront les prochaines étapes de leur coopération. Les discussions ont porté sur les orientations stratégiques du REFESP, le développement des collaborations scientifiques et académiques ainsi que le partage d'expériences entre les institutions membres.
Au-delà du bilan, les participants ont réaffirmé leur engagement à renforcer les compétences des acteurs de la santé publique, à soutenir les politiques sanitaires des États et à promouvoir une culture de santé publique à travers des actions de plaidoyer et des partenariats durables.
Pour la présidente du REFESP, Pr Isabelle Richard, cette Assemblée générale traduit la volonté du réseau de consolider la coopération entre les établissements francophones afin de relever ensemble les défis sanitaires actuels et futurs.
Le directeur général de l'INSP-CI, Pr William Yavo, a, pour sa part, salué la tenue de cette rencontre en Côte d'Ivoire. Selon lui, elle illustre la place grandissante qu'occupe l'INSP-CI dans le paysage francophone de la santé publique et ouvre de nouvelles perspectives de collaboration.
Impulsé par l'École des hautes études en santé publique de France et soutenu par l'Agence universitaire de la Francophonie, le REFESP poursuit sa mission de fédérer les établissements francophones autour d'une vision commune : promouvoir une santé publique fondée sur l'excellence de la formation, de la recherche et de la coopération.
Générosa Kouadio -
Finances publiques : la Côte d’Ivoire renforce sa dynamique de réforme avec l’évaluation PEFA++
La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses finances publiques. Réunis le lundi 4 mai 2026 à Abidjan, autorités gouvernementales, partenaires techniques et financiers ainsi que des experts internationaux ont pris part à un atelier de restitution des résultats de la quatrième évaluation du système national, conduite selon la méthodologie PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability).
Ce cadre international, lancé en 2001, permet d’évaluer la performance des systèmes de gestion des finances publiques, d’identifier les priorités de réforme et de suivre les progrès dans le temps.
La cérémonie était présidée par Vassogbo Bamba, représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. Dans son intervention, il a souligné que cette évaluation constitue « un levier stratégique pour transformer la croissance en bien-être durable pour les populations », tout en mettant en avant les progrès réalisés, mais aussi les défis à relever, notamment en matière de mobilisation des ressources et de contrôle de l’exécution budgétaire.
De son côté, Fiacre Adopo, point focal du gouvernement, a salué « un processus rigoureux, méthodique et objectif ayant abouti à des résultats certifiés conformes aux standards internationaux en mars 2026 ».
Cette quatrième évaluation, après celles de 2008, 2013 et 2019, intègre désormais les dimensions genre et climat à travers trois rapports distincts.
Pour l’Union européenne, les résultats traduisent « une dynamique largement positive », malgré des défis persistants, notamment la gestion des arriérés de paiement.
Les conclusions serviront de base au programme de réformes 2026-2028, avec pour ambition une gestion publique plus transparente, performante et résiliente.
Générosa Kouadio
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Santé publique : le FNLS mobilise les médias et vise 30 milliards FCFA
Le Fonds National de Lutte contre le Sida (FNLS) a procédé, le 30 avril 2026 à son siège de la Riviera Palmeraie à Abidjan, au lancement officiel de son pool média. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer la collaboration entre l’institution et les professionnels des médias dans la lutte contre le VIH/Sida en Côte d’Ivoire.
Ce cadre d’échanges vise à améliorer la qualité de l’information diffusée, à accroître la visibilité des actions du FNLS et à promouvoir une communication responsable. Il ambitionne également de lutter contre la désinformation et la stigmatisation liées au VIH, tout en renforçant la sensibilisation des populations.
À cette occasion, la Directrice Générale du FNLS, Sokouri Flore Nathalie, a insisté sur l’importance de cette collaboration. Elle a déclaré : « Dans un contexte de réduction des financements extérieurs, le FNLS mise sur une mobilisation accrue des ressources internes pour soutenir durablement la riposte. »
Pour les professionnels des médias, cette initiative est également saluée. Journaliste participant, Bintou Sanogo estime que ce cadre permettra un meilleur traitement de l’information : « Cela nous aide à mieux comprendre les enjeux liés au VIH et à relayer des informations plus fiables auprès des populations. »
Selon le FNLS, cette démarche s’inscrit dans un contexte de financement contraint. L’institution évalue ses besoins à 30 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années pour renforcer durablement la lutte contre le VIH/Sida en Côte d’Ivoire.
Générosa Kouadio

