Le marché des capitaux islamiques suscite un intérêt croissant en Côte d’Ivoire. Pour mieux faire connaître les opportunités qu’il offre, un atelier de sensibilisation s’est tenu le jeudi 19 juin 2025 à l’hôtel Ivotel d’Abidjan, à l’initiative du ministère des Finances et du Budget, à travers le Programme de Développement du Secteur Financier (PDESFI) et le Projet d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services de base (PAGDS), avec l’appui de la Banque mondiale.
Cet atelier visait à vulgariser les nouveaux textes réglementaires adoptés par l’Autorité des Marchés Financiers de l’UEMOA (AMF-UMOA) concernant la finance islamique, tout en présentant les instruments disponibles comme les Sukuk, la Mourabaha ou encore la Moudaraba. Il s’agissait aussi de partager des expériences concrètes menées à l’international.
La Côte d’Ivoire, premier émetteur de Sukuk dans l’UEMOA, a déjà mobilisé 300 milliards FCFA à travers deux émissions souveraines réalisées en 2015 et 2016. Ces financements ont permis de soutenir des projets d’infrastructure dans le respect des principes de la charia. En plus de cela, des institutions telles que Coris Bank Baraka participent activement au développement de produits financiers islamiques destinés à une clientèle de plus en plus large.
Pour les autorités ivoiriennes, ce marché représente une véritable alternative pour diversifier les sources de financement, attirer des capitaux internationaux, et favoriser une plus grande inclusion financière. Avec le soutien de partenaires régionaux et internationaux, la Côte d’Ivoire affirme ainsi sa volonté d’ouvrir davantage son système financier à des solutions innovantes et éthiques.
Générosa Kouadio

