La condamnation à 20 ans de prison, lundi 9 février à Hong Kong, de l'ex-magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai a provoqué de nombreuses réactions à travers le monde.
L'UE et l'ONU réclament la "libération immédiate" de Jimmy Lai
L'Union européenne a appelé à la "libération immédiate" de Jimmy Lai. "Les poursuites à caractère politique engagées contre Jimmy Lai et les anciens dirigeants et journalistes du quotidien Apple Daily nuisent à la réputation de Hong Kong", a dénoncé une porte-parole, Anitta Hipper.
De son côté, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a affirmé que le Royaume-Uni, dont Jimmy Lai possède la nationalité, voulait "intervenir davantage et sans délai".
"Nous nous tenons au côté du peuple de Hong Kong", a ajouté Yvette Cooper, dont le pays a rétrocédé le territoire à la Chine en 1997 moyennant des garanties concernant les droits civiques.
Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a pour sa part demandé l'annulation de la condamnation de Jimmy Lai.
Ce verdict "illustre comment les dispositions vagues et excessivement larges de la loi hongkongaise sur la sécurité nationale peuvent être interprétées et appliquées en violation des obligations internationales de Hong Kong en matière de droits humains", a commenté Volker Türk dans un communiqué.
Il "doit être rapidement annulé car il est incompatible avec le droit international", a-t-il ajouté.
En outre, le haut-commissaire "demande la libération immédiate de Jimmy Lai pour des raisons humanitaires, compte tenu de son âge avancé, de son état de santé et de l'impact des plus de quatre années qu'il a déjà passées en détention".
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