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​Côte d’Ivoire : la filière anacarde mise sur le carbone pour transformer son modèle économique

​Côte d’Ivoire : la filière anacarde mise sur le carbone pour transformer son modèle économique

‎Le Conseil Coton, Anacarde et Karité (CCA-K) et la Banque mondiale ont ouvert une nouvelle phase de développement pour la filière cajou en Côte d’Ivoire. Lors d'un atelier de restitution à Abidjan, les deux institutions ont présenté les conclusions d'une étude visant à transformer le potentiel environnemental de la filière en nouveaux leviers de revenus pour les producteurs.
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‎En 2025, la filière anacarde a consolidé sa place parmi les piliers de l’économie ivoirienne, avec une production dépassant 1,5 million de tonnes de noix brutes et un taux de transformation locale porté à 43 %. Fort de ces résultats, le secteur engage désormais sa mutation vers une économie plus durable et résiliente face au changement climatique.
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‎Valoriser l’empreinte carbone de la filière
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‎Pour le Directeur Général du CCA-K, Mamadou Berté, l’enjeu est double : préserver les ressources naturelles tout en assurant la pérennité des revenus agricoles. L’agroforesterie et la séquestration de carbone sont identifiées comme des solutions clés. Le Conseil a d’ores et déjà défini cinq axes de travail, allant de la gestion des déchets à l’adoption d’énergies renouvelables, illustrés par le projet du Centre de Valorisation des Coques (CVC) en cours de construction à Yamoussoukro.
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‎Le « biochar » : une opportunité concrète
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‎Appuyée par le Compact with Africa Green Fund, la Banque mondiale accompagne cette transition vers une agriculture bas-carbone. L’étude présentée identifie la production de biochar à partir des coques de cajou comme une priorité stratégique.
‎Cette innovation répond à une logique d’économie circulaire . C'est à dire la
‎Valorisation des déchets et Transformer les coques, sous-produits souvent peu exploités, en ressource à forte valeur ajoutée. Ensuite, il y a la Performance agricole , c'est à dire Utiliser le biochar pour séquestrer le carbone et améliorer durablement la fertilité des sols.
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‎Une ambition collective
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‎L’atelier a mobilisé l’ensemble des parties prenantes, du Bureau des Marchés Carbone aux organisations professionnelles (INTERCOTON, OIA-Anacarde, etc.), en passant par le FIRCA. L'objectif est clair : passer des analyses théoriques à la mise en œuvre de projets bancables capables de générer des crédits carbone.
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‎Cette stratégie vise à renforcer la compétitivité de la transformation locale ivoirienne tout en garantissant des revenus plus stables aux producteurs. En combinant expertise technique et dispositifs de financement innovants, la Côte d’Ivoire se donne les moyens de faire de son verger d'anacardiers un modèle de développement durable en Afrique.
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‎CT
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