mardi 17 septembre 2019
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Senior Reporter @NewsPlus

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Jeudi matin à la mairie du Plateau à Abidan (ph KOACI)
 
© koaci.com - Jeudi 13 Décembre 2018 - Les archives de la Mairie du Plateau sont parties en fumée dans la nuit de mercredi à jeudi en pleine affaire de scandale financier qui implique le maire récemment élu, Jacques Ehouo, et son prédécesseur révoqué,Noël Akossi Bendjo Rechercher Noël Akossi Bendjo comme constaté sur place jeudi matin par KOACI.
 
Ce qui intrigue est le fait que l'incendie n'a frappé que le département des archives situé dans les locaux de la Mairie du Plateau, comme pour, peut être faire disparaitre des preuves.
 
Le, de fait, suspect incident, survient le jour du premier conseil municipal depuis l'annonce de l’élection de Jacques Ehouo, accusé (plainte déposée au procureur de la République après audit et enquete de la police économique, ndlr), d'avoir détourné plus de 6 milliards de Fcfa entre 2004 et 2016, comme récemment révélé, documents à l'appui, par KOACI.
 
Reste désormais à savoir si le maire intérimaire Jacques Yapi, à l'origine de la plainte serait, par possibles pressions, impliqué dans l'incident ou, en cas contraire, aurait précieusement conservé ses preuves.
 
A suivre...
 
Jean Chrésus
Thierry Tanoh
 

© koaci.com - Mercredi 12 Décembre 2018 -L’ancien ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables a-t-il démissionné duGouvernement Rechercher Gouvernement comme veulent faire croire ses partisans ou a-t-il été limogé.

Le porte-parole du Gouvernement, Sidi Tiémoko Touré a tenté de répondre à cette question des journalistes lors de la conférence de presse d’après conseil des ministres du jour.

«J’aimerais juste porter à votre information que l’entrée ou la sortie d’un ministre duGouvernement Rechercher Gouvernement reste de la prérogative du Chef de l’Etat et du Chef du Gouvernement. Pas besoin de motif particulier pour faire rentrer ou sortir un collaborateur, » a répondu, le ministre de la Communication et des médias.

Malgré cette réponse ambiguë, le porte-parole duGouvernement Rechercher Gouvernement prend à témoin le ministreThierry Tanoh Rechercher Thierry Tanoh s'il a été limogé ou il a rendu sa démission.

«Mais je peux vous rassurer d’une chose, le ministre Tanoh peut témoigner de la bonne cordialité de ces différentes passations. Donc, il n’y a pas matière réelle de polémique sur le sujet, » a conclu, M. Touré

Wassimagnon

Gnabro mercredi à Abidjan (ph KOACI)
 
© koaci.com - Mercredi 12 Décembre 2018 -  Le phénomène des Gnambros (terme nouchi (patois local), sorte demafia Rechercher mafia aux abords des transports en commun, ndlr) a été abordé par le ministre des Transports à l’occasion de la 5ème édition des Rencontres Sectorielles organisées par le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation Etat / Secteur Privé (CCESP) qui s’est tenu ce soit à l’Hôtel Ivoire en présence de plusieurs acteurs du secteur des transports.


Amadou Koné a indiqué que ses concitoyens qui ont décidé de brader son autorité et qui créent parfois le désordre dans les gares routières (scènes récurrentes de violences urbaines avec armes blanches et parfois à feu, ndlr) vont disparaître.

«Les Gnambros vont disparaître quand nous allons achever les réformes, ou bien nous allons utiliser la force et cela relève du ministère de l’Intérieur avec qui nous avons des discussions constantes sur cette question, » a déclaré le ministre des Transports.

C’est suite à l’organisation du secteur des Transports que les Gnambros disparaîtront comme mentionné par Amadou Koné.

Il a annoncé, la création de l’autorité de l’organisation des transports à Abidjan avant 2019. Le ministre a précisé que toute la problématique de l’organisation dutransport Rechercher transport ne se résume pas à quelques problèmes de «Gnambro Rechercher Gnambro » à Abidjan. 
Amadou Koné reconnaît néanmoins que ces derniers exercent en toute illégalité une activité qui n’en est pas une.
«Pour traiter cela il faut trouver les moyens pour que ce phénomène s’arrête. J’ai compris qu’il faut qu’on aille à la professionnalisation du transport. Il faut qu’on puisse mettre en place à Abidjan d’abord, une autorité organisatrice des transports, »a-t-il insisté. 

«Il y a des Gnambros violents, il y en a qui ne le sont pas. Il y en a qui ne se font pas appeler des Gnambros, mais qui exercent à leur façon, le métier que les Gnambros exercent souvent avec la couverture de la fonction ou des responsabilités que l’Etat leur a confiées, » a poursuivi le ministre.

Le secteur dutransport Rechercher transport urbain à Abidjan en particulier souffre d’existence de faux frais en tout genre contre lesquels il faut lutter.

M. Koné a révélé que les informations qu’il a en moyenne en ce qui concerne les «Gbaka Rechercher Gbaka » font état de ce que, ce sont 11 mille FCFA de faux frais qu’ils paient par jour.

Le ministre a également touché du doigt le phénomène de création anarchique des gares routières.

Selon lui, il faut faire en sorte que chaque transporteur ne se lève pas pour créer au coin de la rue,

Son souhait est que le ministère et les acteurs des transports s’accordent sur la procédure de création des gares, sur la procédure de création des lignes pour savoir qui va où pour que cela soit sécurisé. 

«C’est ce travail qui est en train d’être fait qui nous a pris un peu de temps, « a-t-il conclu sur ce chapitre.

La Côte d’Ivoire a obtenu une réduction de 30% sur le prix du plafonnement de l’escale de l’assistance au sol.

En donnant cette bonne nouvelle, le ministre des Transports a soutenu que les autorités sont allées au-delà de ce qu’elles ont à faire dans le cadre de la convention.

Amadou Koné a enfin annoncé que la réduction des 30% sera effective à partir du 1er Janvier et les discussions se poursuivront si nécessaire pour aller au-delà des 30%.

Wassimagnon

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Qu'est-ce que la Déclaration universelle des droits de l'Homme (ou DUDH) ?
 
Pourquoi ce débat ?
 

Numéro 2

Se positionner

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le « pour » et les arguments du camp du « contre », vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

 
LE « POUR »

Les droits de l'homme, une aspiration universelle

Billet rédigé par :

Mahmoud Hussein

Mahmoud Hussein est le pseudonyme commun de Bahgat Elnadi et Adel Rifaat, écrivains

 
 

La philosophie des droits de l’homme, qui a historiquement traduit la vision politique libérale de l’Europe des Lumières, ne reflèterait-elle que les exigences juridiques propres aux sociétés occidentales ? C’est là la thèse relativiste, qui considère que les sociétés non occidentales se reconnaissent dans d’autres philosophies juridiques – où les droits de la communauté, de la religion, de la coutume, de l’ethnie, prévalent sur les droits de l’individu – et qu’il n’y a, dès lors, aucune raison d’ériger la première en exigence universelle, applicable à toutes les sociétés.

Ce procès a pu être légitimement fait aux puissances occidentales, durant la plus grande partie du siècle dernier, par les défenseurs du droit à l’autodétermination des peuples colonisés. Dans ce contexte, en effet, les valeurs universelles ont été dévoyées et utilisées pour justifier la prétendue « mission civilisatrice » des métropoles coloniales. À l’encontre d’un tel dévoiement, les valeurs traditionnelles propres aux sociétés colonisées ont été mobilisées pour rassembler les énergies populaires, arracher les indépendances, et protéger la souveraineté des nouveaux États nationaux. La notion d’autodétermination collective a alors pris le pas sur la notion d’autodétermination individuelle.

Une période aujourd’hui dépassée

Mais cette période est aujourd’hui dépassée. Dans leur immense majorité, les pays anciennement colonisés ont changé de physionomie politique, sociale et juridique. Ils ne sont plus gouvernés par des nations étrangères, mais par des bureaucraties locales. Leurs sociétés ne reposent plus seulement sur les figures de l’économie traditionnelle, mais aussi sur des classes modernes en expansion constante. Les solidarités communautaires, religieuses, ethniques, y conservent un poids plus ou moins important. Mais ce n’est plus dans le cadre de ces solidarités, que ces sociétés peuvent puiser le dynamisme nécessaire pour se défendre, se renouveler  et s’épanouir, dans le monde globalisé du XXIe siècle.

Elles ne peuvent le faire qu’en s’appuyant sur les classes modernes, intellectuelles et laborieuses, qui se sont développées depuis les indépendances. Ce sont l’étudiant, l’écrivain, l’artiste, l’ouvrier, le fonctionnaire, l’avocat, le médecin, l’ingénieur – dont chacun assume la responsabilité individuelle de ses actes, dans la sphère économique comme dans l’espace politique – qui composent les forces vives, porteuses de l’avenir de ces nations.

Or, dans la plupart des cas, ces forces vives sont désormais en butte aux persécutions de leurs propres gouvernants. Ces derniers ont constitué de nouvelles castes, dotées de pouvoirs et de privilèges inconnus des sociétés traditionnelles. Ils s’appuient sur des régimes autocratiques, qui se perpétuent en s’appuyant sur des moyens de répression éminemment modernes, tout en faisant appel aux valeurs religieuses, tribales, coutumières, pour maintenir la division de leurs peuples et bloquer le développement de formes nouvelles d’expression démocratique.

Les valeurs fondamentales sont celles qui fondent l’égalité en droit

Dès lors, pour les forces vives de ces peuples, les valeurs fondamentales à défendre, désormais, sont celles qui fondent l’égalité en droit de tous les individus ; qui protègent leur aspiration à une vraie citoyenneté en délégitimant l’arbitraire politique ; qui unissent les peuples en transcendant les séculaires discriminations entre les hommes et les femmes, entre les diverses ethnies et tribus, entre les différentes appartenances religieuses. En bref, plus que jamais aujourd’hui, ce sont les valeurs des droits de l’homme, qui sont à l’ordre du jour. Tout simplement parce qu’elles sont devenues universelles dans les faits. Elles ne sont plus seulement proclamées par les instances internationales comme un horizon théorique de l’humanité, elles sont effectivement revendiquées par les peuples du monde entier comme une aspiration concrète immédiate.

Article publié dans le supplément numérique du Courrier de l’UNESCO, le 10 décembre 2018, le jour du 70e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).

 
 
LE « CONTRE »

Droits de l’homme et perspectives culturelles

Billet rédigé par :

Lionel Veer et Annemarie Dezentje

Ambassadeur des Pays-Bas pour les droits de l'homme, et spécialiste des droits de l'homme et de politique internationale

 
 

De nos jours, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) est largement acceptée par la plupart des États et fait partie intégrante du droit international. Néanmoins, il faut reconnaître que la scène internationale a changé depuis son adoption en 1948. Non seulement la composition de l’Assemblée générale des Nations Unies est plus diversifiée, mais les États ne sont plus les seuls acteurs politiques : ils doivent composer avec les acteurs supranationaux, transnationaux et locaux qui génèrent, reconstruisent ou contestent les postulats normatifs en vigueur.

Pas le seul ordre normatif

En outre, le droit international des droits de l’homme n’est pas le seul ordre normatif. Il existe d’autres options non juridiques, comme les normes coutumières, religieuses, sociales et culturelles, que l’on fait valoir pour faire respecter les droits fondamentaux des êtres humains.

Dans de nombreuses sociétés africaines et dans certains pays d’Asie, les droits et les devoirs des êtres humains sont observés en relation avec la communauté plutôt qu’en relation avec l’individu. Alors que le libéralisme insiste sur les droits inviolables de l’individu, le confucianisme en Chine, par exemple, se préoccupe davantage des devoirs communaux. En Afrique la philosophie ubuntu, fondée sur les notions d’humanité et de fraternité, a inspiré la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud. Les tribunaux gacaca, qui se sont associés au processus de réconciliation nationale, à la suite du génocide de 1994 au Rwanda, sont un autre exemple très connu de recours à des mécanismes traditionnels. Mais il y en a bien d’autres. […]

Les initiatives venant des communautés culturelles elles-mêmes sont susceptibles d’être plus durables et plus efficaces que les changements imposés par des acteurs extérieurs ou par l’État. Ces systèmes de protection communautaires méritent d’être pris en compte. Il y a soixante-dix ans, l’UNESCO ne disait pas autre chose quand elle affirmait que « le succès d’une déclaration [internationale des droits de l’homme] implique non seulement qu’il existe une autorité capable de protéger les droits et de les réaliser, mais aussi que tous les hommes puissent la comprendre, ce qui est nécessaire et pour la proclamation de cette foi et pour sa mise en pratique ».

Lors de l’élaboration de la DUDH, les traditions et philosophies asiatiques ou africaines n’ont pas été retenues. Bien que les différences culturelles aient figuré à l’ordre du jour, c’est la perception occidentale des droits de l’homme qui a finalement prévalu. Elle repose sur la philosophie politique du libéralisme et se focalise sur les droits naturels de l’individu bien plus que sur la société et la culture. De plus, la procédure de revendication et de mise en œuvre de ces droits est ancrée dans la culture juridique occidentale, dans laquelle les États et les législateurs jouent les rôles principaux.

Un malaise ressenti par une partie de la population mondiale

Au cours des soixante-dix dernières années, la diversité culturelle, l’influence des acteurs non étatiques et la pluralité juridique se sont fortement développées. Cette évolution doit être prise au sérieux, afin que la philosophie de la DUDH puisse être transmise aux communautés locales et être effective dans leur contexte et leur culture.

Les débats actuels sur la quasi-absence d’idées non occidentales dans les normes relatives aux droits de l’homme, qui dénoncent un malaise ressenti par une partie de la population mondiale, montrent que ce dossier ouvert par l’UNESCO en 1947 a été prématurément fermé et qu’il mérite d’être rouvert aujourd’hui.

Extrait de l’article publié dans « Droits de l’homme : retour vers le futur  », Le Courrier de l’UNESCO, octobre-décembre 2018. Pour lire l’intégralité de l’article,cliquez ici.

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Qu'est-ce que le cannabis thérapeutique ?
 
Quels sont les pays qui l'autorisent ?

  

Pourquoi on en parle en ce moment?
 

Numéro 2

Se positionner

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le « pour » et les arguments du camp du « contre », vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

Quelle est votre opinion avant de lire l'article ?
 
LE « POUR »

La France viole les Droits fondamentaux en restreignant l’accès au Cannabis thérapeutique

Billet rédigé par :

Kenzi RIBOULET ZEMOULI

Responsable pôle recherche, FAAAT think & do tank (Favoriser des Approches Alternatives en matière d’Addiction, Think & do tank)
http://faaat.net/
 
 

La France se définit à l’international comme LE pays des droits humains. Or, lorsque l’on interroge la question de l’accès au Cannabis pour des fins médicales sous l’angle international, et à la lumière des droits humains, le tableau est moins reluisant.

Bien que le droit international sur les drogues impose un régime de prohibition du Cannabis à des fins « récréatives », les mêmes Conventions anti-drogues le décrivent comme “indispensable” pour la médecine et pour la recherche scientifique[1]. Par ailleurs, l’accès aux médicaments est un élément central du droit à la Santé, droit humain fondamental.

Cette dualité est cruciale : certains des outils de soins jugés les plus dangereux sont à la base de la médecine moderne, qui considère ressenti, santé mentale et bien-être comme les fondations d’une prise en charge qui cherche (en plus de l’objectif de guérison) à faire atteindre au patient « le meilleur état de santé physique et mentale possible »[2]. La gestion de la douleur, entre autres, est un élément clef dans cette approche moderne de la thérapie.

Oui, les stupéfiants sont essentiels dans la boîte à outils des professionnels de santé. La morphine par exemple est massivement utilisée en médecine en France. Personne ne le remet en question. Et la morphine est un stupéfiant, directement issu du pavot (ou Papaver), utilisé pendant des siècles en médecine traditionnelle sans que de jamais problème de santé publique n’ait été généré – CQFD cette autre plante : le chanvre (ou Cannabis), autre outil pour aborder d’autres maladies.

Est-ce par folie qu’une vingtaine de pays (dont la France) ont inscrit le Cannabisdans leur pharmacopée ? Est-ce par hasard que l’OMS[3] est en train de rédiger plusieurs rapports poussés sur le sujet ? Avant même la publication de ceux-ci, pas de doute sur leurs conclusions étant donné la masse de recherche allant dans le même sens – en particulier pour les douleurs neuropathiques, l’épilepsie, ou comme complément des traitements SIDA ou cancer.

Peur que le circuit médical soit dévié pour l’usage récréatif ? Alors régulons aussi, séparément, le marché du Cannabis non-médical, pour y couper court.

Peur que les patients deviennent dépendants du Cannabis ? Formons les médecins aux posologies et voies d’administrations adéquates.

Mais cessons de violer les droits fondamentaux des concitoyen.ne.s les plus fragiles. Assurons l’accès aux médicaments – et aux droits – pour les malades.

[1] Préambule de la Convention Unique sur les Stupéfiants de 1961 : « Les Parties [signataires], Soucieuses de la santé physique et morale de l’humanité, reconnaissant que l’usage médical des stupéfiants demeure indispensable pour soulager la douleur et que les mesures voulues doivent être prises pour assurer que des stupéfiants soient disponibles à cette fin »

[2] Les Nations Unies se réfèrent au droit à la Santé comme au « droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale et de bien-être possible »

[3] OMS : Organisation Mondiale de la Santé. Pour plus d’informations sur le processus d’étude du Cannabis entrepris par l’OMS, voir www.faaat.net/cannabis

 
 
LE « CONTRE »

Le cannabis ou l’un quelconque de ses constituants ne peut être élevé à la dignité de médicament

Billet rédigé par :

Jean Costentin

Docteur en médecine, pharmacien, docteur ès Sciences, professeur émérite de la faculté de Médecine & Pharmacie de Rouen

 
 

« Le cannabis : un faux médicament, une vraie drogue » (Académie de Médecine, 2010)
D’abord, ne soyons pas dupes de la confusion entretenue qui, pour amoindrir les dangers du cannabis, le travestissent en médicament ; ainsi ont fait tous les Etats qui l’ont légalisé à des fins « récréatives ».
Impensable son administration sous forme de « joints » ou de « pétards », qui sont plus cancérigènes (goudrons) et plus producteurs d’oxyde de carbone que le tabac (responsable de 79.000 morts par an en France) ; les cigarettes thérapeutiques sont bannies en France depuis 40 ans.

Le principe actif majeur du cannabis, le THC, a de multiples méfaits, désormais bien connus, que certains essaient d’occulter pour valoriser ses modestes effets à prétentions thérapeutiques.
Dans les nombreuses indications qu’ils revendiquent, la pharmacopée dispose d’authentiques médicaments, plus puissants et plus spécifiques.

Le rapport bénéfices/risques, qui fonde la dignité de médicament, met en balance les avantages que pourrait en retirer la pathologie à traiter avec les inconvénients et surtout les risques que comporterait son usage. Les effets du THC sont modestes, variés et donc sans spécificité d’action ; ce dont on ne se satisfait plus (exit les thériaques et autres panacées). Les risques sont multiples et, pour certains, très graves : ivresse, perturbations sensorielles (incompatibles avec la conduite des véhicules et l’exercice de diverses professions), troubles de l’équilibre, de la coordination des mouvements, des réflexes, de la mémoire à court terme, de la cognition ; désinhibition avec prise de risques ; déclenchement de troubles anxieux, dépressifs, décompensation, aggravation d’une schizophrénie ; installation d’une addiction ; troubles cardio-vasculaires : artérite, angine de poitrine, 3 ième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux ; effets épigénétiques transmis à la descendance…

Devant cette dévalorisation du « THC médicament », ceux qui avaient investi sur lui, recyclent en urgence le concept thérapeutique sur un autre constituant du cannabis, le cannabidiol / CBD, présenté comme diminuant les mauvais effets du THC et magnifiant ses effets recherchés (miracle de la phytothérapie !). Pour le démarquer du THC, ils le disent dénué d’effets psychotropes, lui décrivant néanmoins des effets anxiolytiques, antidépresseurs, antipsychotiques (comprenne qui pourra !). Enfin, à partir de données très préliminaires, il lui est imparti des effets antiépileptiques dans des formes graves d’épilepsies. Cet emballement médiatique très suspect, précède les indispensables études pharmacologiques, toxicologiques, cliniques et préjuge de leurs
résultats.

Une association de THC et de CBD (Sativex ® ) avait obtenu du ministère de la Santé, dans la hâte et l’enthousiasme, l’autorisation de mise sur le marché ; 5 ans plus tard, elle n’est toujours pas disponible dans les officines. Les commissions spécialisées ayant jugé depuis que son service médical rendu était insignifiant.
Dans la liste des « manipes » grossières jalonnant l’histoire du cannabis, gardons nous, pour la santé humaine, de ruiner le sérieux qui doit continuer de présider au développement de vrais médicaments innovants.

 

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Qu'est-ce qu'est la transition énergétique ?
 
Qu'est-ce que cela implique en termes de changement ?
 
Pourquoi on en parle en ce moment ?
 
Que se passe t-il le 19 juillet ?

 

  

Numéro 2

Se positionner

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le « pour » et les arguments du camp du « contre », vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

Quelle est votre opinion à priori ?
 

Voici les arguments récoltés pendant le Débathon sur la Terrasse des Canaux ! Un grand merci à tous les participants et aux passants interceptés qui ont bien voulu nous donner un ou deux arguments ;)

LE « POUR »

La transition énergétique peut se faire sans les politiques

 

 
 

« Le boycott permet de sanctionner de façon directe les entreprises non-durables et de favoriser celles qui le sont. »

« Il faut se faire entendre en tant que citoyen et en tant que consommateur pour développer les initiatives dans le bon sens. »

« Les coopératives (ou autres modèles) permettent l’indépendance des actions. »

« L’autoconsommation a le vent en poupe, elle mobilise les citoyens »

« On a plus de facilité à adopter les écogestes pour faire des économies. »

« Je peux choisir un fournisseur d’électricité verte. »

« Soit le changement que tu veux voir dans le monde. On se doit d’agir au sein de son entreprise, être acteur et non spectateur. »

« Le portefeuille est le premier bulletin de vote. »

« Nous avons des organisations citoyennes pour aller plus loin. On a pas besoin des politiques et des lois pour agir. »

« Les particuliers doivent à titre personnel mobiliser et sensibiliser leur entreprise. »

« Les citoyens sont garants de la continuité de la transition face aux changements politiques (mandats etc…). »

« Intégrer l’apprentissage des ecogestes dans les programmes scolaires dès le bas âge. »

« Je peux vivre en ermite dans une grotte sans énergie et sans état. »

« Pas besoin des politiques pour me déplacer sans pétrole ! (vélo, bus, électricité..etc). »

« Le temps législatif peut être long, d’où l’importance de développer des actions en amont. »

« On ne peut pas se soumettre au choix de la majorité. Les enjeux dépassent le temps de vie d’une personne. Il faut prendre des décisions sur la base scientifique. »

« Il faut une production énergétique en réseau décentralisée et une « centrale » personnalisée. »

« Il faut décentraliser la problématique de la transition énergétique, en associant la société et en rendant le sujet plus accessible. »

« On est le centre d’impulsion pour changer les comportements. »

« L’action du gouvernement est bonne pour entamer la transition énergétique mais pas suffisante pour être rapidement impactante. »

 
 
LE « CONTRE »

La transition énergétique ne peut se faire sans les politiques

 

 
 

« Les lois donnent aussi des moyens d’agir, elles permettent la diffusion des pratiques. »

« Le tri, par exemple, n’est pas possible sans l’infrastructure qui va avec et donc sans les lois qui vont avec. »

« Les coopératives ne permettent pas le changement d’échelle. »

« On peut inscrire l’écologie (etc) dans les programmes scolaires. »

« Les lois permettent d’imposer le changement aux plus refractaires (entreprises). »

« C’est impossible de changer la production électrique sans les politiques. »

« Les citoyens ont des préoccupations de court-terme (emploi, santé..) et il faut que les politiques montrent que la transition écologique est un enjeu de court-terme et même lié aux enjeux classiques. »

« Les entreprises ont besoin de règles et sanctions pour agir. Sinon le coût n’est pas valorisable. »

« Nicolas Hulot va nous sauver »

« Je ne peux pas mettre de panneau solaire chez moi, il n’y a pas de soleil. »

« Aurons-nous besoin d’une dictature écologique pour assurer une transition réelle et durable ? »

« Les lois ouvrent à de nouveaux usages, à la concurrence.. et donc à de nouveaux services (énergies vertes). »

« La politique est un atout ! Un bon politicien trouve les arguments et les bons arguments font réagir les peuples ! »

« La société civile donne les idées et les politiques font passer à grande échelle. »

« On pourrait les aider en leur soumettant nos idées. Il faut ouvrir le débat avec les citoyens. »

« Le secteur énergétique est un atout stratégique pour l’Etat, c’est donc difficile de faire sans. »

« On peut contraindre juridiquement les récalcitrants à agir en faveur de la transition énergétique. On peut intégrer l’apprentissage des écogestes dans les programmes scolaires dès le bas âge. »

« La ville recycle mes poubelles pour faire du chauffage. »

« Les politiques jouent un rôle très important par rapport au marché énergétique ».

« Les subventions de l’Etat ne sont pas suffisamment incitatives. La politique a du pouvoir sur les prix de l’énergie. »

« Par cette mobilisation vous démontrez que notre parti restera debout, et que le pays est en paix et stable. Vous avez retrouvé la fierté d’être Ivoirien. Votre acte témoigne de la confiance que vous avez en Alassane Ouattara notre Président. Cette mobilisation permet d’apporter une réponse définitive à tous ceux qui avaient été atteint par le doute, ainsi qu’à ceux qui effectuaient de petits calculs. Ce rassemblement est un message très fort. Le doute n’est plus permis », a dit entre autre le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly (AGC) au cours d'un meeting organisé en hommage, dimanche 3 septembre 2017,  au Président ivoirien, Alassane Ouattara.

 

Le rassemblement s’inscrivait également dans le cadre de meeting de mobilisation pour le 3ème congrès ordinaire du parti, les 9 et 10 septembre 2010. Il a eu lieu à la mairie d’Abobo et a réuni les communes ‘’sœurs’’ des 3A (Abobo, Anyama, Adjamé, 3A), à l’initiative du maire d' Abobo Adama Toungara.

Amadou Gon  Coulibaly a fait savoir que le rôle déjà joué par les militants, et qu’ils continuent  de jouer dans le parti, est important et crucial :  « C’est sur vous que repose le parti. Un congrès est une occasion  de faire un bilan et de se projeter dans l’avenir. Venir à Abobo, était un symbole pour moi. Personne ne peut oublier Abobo. Le RDR n’a pas oublié Abobo, ne peut pas oublier Adjamé ni Anyama. Nous sommes fondamentalement et par essence reconnaissant. Le RDR doit être un RDR qui va au congrès dans l’union ». Le Premier ministre a appelé à l'avènement du parti unifié. Il a offert 5 millions de FCFA aux délégations des différentes communes.

Hilaire G

Ils n'auront ni la même chance, ni le même succès qu'ils ont eu le dimanche 04 septembre 2011. L'honorable député de Koumassi, Yao Yao Jules et ses camarades du Front populaire ivoirien (Fpi) avaient bravé la peur à cette date, en tenant le premier meeting public au stade de la Sogefiha, depuis la chute du régime de la refondation. Ils ont recidivé le samedi 08 octobre 2011. Sauf qu'à cette seconde tentative, Yao Yao Jules et ses camarades frontistes se sont heurtés à une violente opposition d'individus qui n'ont pas voulu entendre la messe des refondateurs. Bilan : des véhicules cassés, des personnalités, dont le secrétaire général par intérim du Fpi, Laurent Akoun, la présidente des femmes Marie Odette Lorougnon, une journaliste photographe, Esther Lohoré et d'autres cadres du parti à la rose, agressés. La scène s'est déroulée dans le quartier Grand Campement de Koumassi, reputé être l'un des bastions du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Un quartier qui s'est révélé particulièrement hostile à l'ancien régime pendant la guerre post-électorale, et que le Fpi est allé défier. « Je pensais que nous étions des hommes civilisés, dans un pays de droit. Et après ce que nous avons vécu, nous pensions qu'on pouvait parler librement, et vivre ensemble », a dit le député Yao Yao Jules, organisateur de la cérémonie, joint par téléphone hier dimanche 09 octobre. « Nous avions bien commencé et quelque trente minutes après, des gens habillés de tee-shirts ''Ado solutions'', ''Frci'' ont débarqué, en lançant des cailloux, faisant voler des chaises, proférant des méchantes paroles et des injures. Nous avons demandé à nos militants de rester calmes et aux responsables de regagner leur véhicule pour quitter les lieux. C'était l'erreur à ne pas commettre. Ils se sont rués sur les voitures, ont cassé cinq voitures dont la mienne et celle du secrétaire général, Akoun Laurent, lui-même agressé. Un militant a été enlevé, une journaliste qui faisait son travail a été également agressée », a expliqué le député, la voix nouée d'émotion. 

Ce qui a mis le feu aux poudres 

Le meeting du samedi dernier, à l'en croire, avait effectivement bien commencé. La délégation de la direction du Fpi, composée de Laurent Akoun, Marie Odette Lorougnon, Koua Justin, Augustin Guehoun, était bien en place. Les militants et sympathisants de l'ancien régime, note le député, affluaient sur la place du meeting. L'ambiance était à la fête, avec des chants et danses de campagne de La Majorité Présidentielle (LMP). Au niveau des interventions, le mercure va monter d'un cran. Après le mot de bienvenue du fédéral Fpi d’Abidjan sud, Koua Justin, secrétaire national par intérim de la jeunesse du parti de la Refondation, a pris la parole. En des termes crus, il a dénoncé « les travers du pouvoir d'Alassane Ouattara », faisant toutefois remarquer que « le seul et unique président élu par le peuple et investi par le conseil constitutionnel, c'est Laurent Gbagbo ». M. Koua, sur sa lancée, rappelle les événements du 11 avril 2011, accusant la force française Licorne et celle de l'Onuci d'avoir démis Gbagbo et installé Ouattara. Aussi l'actuel patron de la Jfpi appelle-t-il à la mobilisation pour mettre fin à ce qu'il considère comme « la dictature d'Alassane Ouattara ». Il n'en fallait pas plus pour susciter la colère. Premier signe, la coupure du courant. Renseignements pris, selon le député Yao Yao, le fil d'alimentation a été coupé, par un individu. Second signe, après la reparation du courant, les chants hostiles à Laurent Gbagbo se font entendre, suivis de jets de pierre et le saccage des installations. Les cadres, militants et sympathisants du Fpi ont dû quitter les lieux à la sauvette. « J'ai pourtant pris toutes les dispositions, exactement les mêmes dispositions que pour le meeting du 4 septembre dernier. Nous avons informé le 29 septembre dernier le commissariat du 20è arrondissement. Malheureusement, on ne les a pas vus», a déploré le député, soulignant que ses camarades et lui sont en train de réunir les preuves pour porter plainte. 

Hamadou ZIAO in L'Inter
 

Des militants du Fpi insultent le président Ouattara : Le meeting dispersé, des blessés, un véhicule cassé

 
Lundi 10 Octobre 2011
La Dépêche d'Abidjan

Le président du mouvement pour l’unité du PDCI-RDA, Maxime Tingué a annoncé un meeting de soutien au président, Henri Konan Bédié a Yamoussoukro en septembre prochain, dans une note.

 

Des militants apportent leurs soutiens à Bédié

 

Le président du mouvement pour l’unité du PDCI-RDA invite tous les militants à faire bloc autour du président Bédié et annonce un meeting de soutien dans la capitale politique ivoirienne.

"Le Mouvement pour l'unité du PDCI-RDA, j'aime le PDCI-RDA et son président, à l'instar de millions d'autres militants à travers le monde, soutient le bureau politique du 17 juin 2018, soutient le président Henri Konan Bédié ainsi que le Secrétaire exécutif en chef, Maurice Kakou Guikahué pour son immense courage"a dit M.Tingué expliquant "que les vrais partis se forgent dans les difficultés, les épreuves et les tourmentes".

Ces vagues de soutiens interviennent dans un contexte de dissensions entre M. Bédié et son principal allié, le président Alassane Ouattara, désigné président du nouveau parti unifié dont le PDCI n’a pas adopté les textes.

Le 17 juin, le PDCI a "endossé" la signature fin avril de l'accord politique pour la création du parti unifié et reporté l’examen des textes à son prochain congrès prévu après la présidentielle de 2020, à l’issue d’un bureau politique.

Dans une note, Henri Konan Bédié a précisé que le parti unifié suggéré lors de son appel dit de Daoukro en 2014, "n’est pas celui de l’assemblée générale constitutive" du parti unifié, qui prévoit la "dissolution à terme des partis membres" de la coalition au pouvoir.



Lire la suite sur : https://www.afrique-sur7.fr/400082-militants-pdci-meeting-bedie 

Sous l'impulsion de l'African Securities Exchanges Association (ASEA), six Bourses africaines devraient se regrouper au sein de l'African Exchanges Linkage Project (AELP), entamant une intégration des marchés financiers sur le continent.
PAR MARLÈNE PANARA
Publié le  - Modifié le  | Le Point Afrique
 

L’African Exchanges Linkage Project (AELP) devrait apporter un nouveau souffle, financier, à la dynamique d'intégration du continent. 

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Cheval de bataille de l'Union africaine et de nombreuses organisations de coopération à travers les différentes zones de libre-échange et les unions économiques et monétaires en place ici et là, la question de l'intégration africaine est plus que jamais au cœur de la réflexion des acteurs de toutes sortes, que ce soit dans sa dimension économique, politique et même financière. Le 4e Meeting de l'information financière qui vient de se tenir à Casablanca en est une belle illustration à travers notamment les déclarations de Karim Hajji, directeur de la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC). À la tribune de cette manifestation organisée conjointement par la BVC, Maroclear et Finances News Hebdo qui ont convié des opérateurs économiques, des experts et des représentants d'organismes publics à débattre du thème « Intégration économique et convergence des marchés financiers en Afrique », celui-ci a appelé à travailler à l'intégration des marchés financiers au travers d'une coopération plus étroite entre les Bourses africaines. L'idée est d'autant plus intéressante qu'elle va dans le sens de l'intégration Sud-Sud, si chère au roi Mohammed VI, et que le chantier demeure de taille. « L'Afrique est le continent le moins intégré économiquement au monde, avec un taux d'intégration ne dépassant pas les 4 % », a d'ailleurs indiqué Karim Hajji, qui n'a pas manqué de mettre en exergue une approche comparative montrant que l'Europe en est à 40 %, l'Amérique latine à 30 %, l'Asie à 25 %. De quoi conduire Nezha Hayat, présidente de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), à dire dans son discours d'ouverture que « le chemin est encore long ». 

 

Un levier de développement

Pour permettre à l'Afrique de rattraper son retard, l'African Securities Exchanges Association (ASEA) a décidé de mettre en place, sur proposition marocaine, l'African Exchanges Linkage Project (AELP) dont l'objectif est d'intégrer les Bourses et les marchés financiers du continent. Celui-ci devrait concerner, au départ, six places boursières du continent, à savoir la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC), le Johannesburg Stock Exchange (JSE), le Stock Exchange Mauritius (SEM), la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d'Abidjan, commune à huit pays d'Afrique de l'Ouest. Dans un second temps, l'AELP devrait intégrer l'Egyptian Exchange (EGX) et la Bourse de Tunis (BVMT), en attendant d'autres Bourses africaines séduites par cette dynamique d'intégration dont le but est de créer un levier de développement économique au profit de l'Afrique.

C'est « une bonne évolution », indique Laureen Kouassi-Olsson, directrice des investissements d'Amethis Finance, structure basée à Abidjan. « Le problème de la BRVM par exemple, c'est qu'elle ne possède pas assez de liquidités, une caractéristique assez commune aux Bourses africaines », indique-t-elle, avant de poursuivre : « Une fois qu'un titre est introduit en Bourse, les échanges restent en général assez faibles. Donc, les rapprocher, comme le souhaite Karim Hajji, permettra d'offrir à un investisseur un volume de titres plus important, étant donné qu'il aura accès aux titres nigérians, par exemple, plus nombreux. » En somme, ce processus stimulera, par extension, la compétitivité des Bourses du continent, le volume des investissements et le nombre d'investisseurs. 

Une harmonisation complexe

Mais sa mise en œuvre sera opérée « d'ici quelques mois » – d'après des propos de Badr Benyoussef, directeur de développement de la BVC, relayés par le magazine Tel Quel – elle sera cependant soumise à plusieurs contraintes. Et en premier lieu, celle de la disparité des aires financières. « Toutes ces Bourses ne font pas partie du même espace économique africain. Dans ce domaine, la monnaie a logiquement beaucoup d'importance, et les valorisations au Nigeria ou au Ghana peuvent pâtir de la stabilité du franc CFA, par exemple, prévient Laureen Kouassi-Olsson. Comment vont se faire les ajustements ? Il faudra vraiment être vigilants sur les phénomènes de survalorisation ou de sous-valorisation, et engager une réflexion sur leur harmonisation. »

Second obstacle qui pourrait compliquer la mise en application de l'AELP, celui du cadre réglementaire. Car si « les régulateurs ont pour principe intangible la protection des investisseurs en Bourse, elles peuvent cependant différer selon les pays, précise l'experte. En Afrique francophone, les règles sont beaucoup moins flexibles qu'au Nigeria, par exemple. »

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