mardi 10 décembre 2019
Cop 24 en Pologne : Le ministre Joseph Séka Séka monte au créneau à la tribune de la conférence des ministres africains de l’Environnement.

Cop 24 en Pologne : Le ministre Joseph Séka Séka monte au créneau à la tribune de la conférence des ministres africains de l’Environnement.

 

Les ministres africains de l’Environnement, en marge de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient à Katowice, en Pologne, ont tenu une rencontre dénommée « Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (CMAE ou AMCEN) » dans un complexe hôtelier de la ville de Katowice en Pologne le dimanche 9 décembre.
Cette conférence est une plateforme d’informations et d’échanges qui leur permettra de développer une compréhension et une position commune sur les questions clés de négociation en vue de l’engagement de leurs homologues d’autres régions au cours du segment de haut niveau. C’est aussi le lieu pour le Groupe de Négociation pour l’Afrique sur le changement climatique de tenir les ministres et chefs de délégations informés de l’état d’avancement des négociations et également de la mise en œuvre de l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables (IAER) et de l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique (IAA).
L’Afrique qui participe à moins de 4% aux émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique est pourtant la région du monde la plus sévèrement affectée par les dérèglements climatiques. ministres africains de l’Environnement ont à nouveau rappelé et fustigé le manque de transparence et de volonté politique des pays développés. Sur les 100 milliards de dollars U.S promis par ceux-ci (environ 57.000 milliards de Francs Cfa) pour alimenter le Fonds vert pour le climat à partir de 2020, à peine 56% ont été mobilisés jusque-là.
Mais, il n’y a pas que les émissions de gaz à effet de serre qui dégradent l’environnement en Afrique. La question des déchets dangereux déversés par les pays riches en Afrique y est tout aussi inquiétante. C’est à cet effet que le professeur Joseph SEKA SEKA, ministre de l’Environnement et du Développement Durable de la Côte d’Ivoire, Vice-Président de l’AMCEN chargé de l’Afrique de l’Ouest, a lu un plaidoyer pour exhorter les pays africains non encore parties, à ratifier ce texte afin de former un bloc africain face aux velléités des producteurs et exportateurs de déchets dangereux. « Je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte à travers cette réunion de haut niveau pour appeler tous les pays africains à adhérer massivement à la Convention de Bamako, un instrument africain pour faire barrage sur le continent à tout type de déchets dangereux », a notamment indiqué le ministre. 
Une exhortation bien accueillie par les ministres africains de l’Environnement dont le président, le ministre gabonais des Eaux et Forêts et de l’Environnement, Jacques Denis Tsanga. Il a souligné la pertinence devant un auditoire relevé. Une réunion extraordinaire de la Conférence des parties à cette convention est prévue fin février prochain à Khartoum, au Soudan, a annoncé le ministre Séka SEKA.
Rappelons que la Convention de Bamako est entrée en vigueur en 1998 et vise entre autre à: Interdire l’importation de tous les déchets dangereux et radioactifs vers le continent africain quelle qu’en soit la raison ; Minimiser et contrôler les mouvements transfrontalières de déchets dangereux dans le continent africain ; Interdire toute immersion de déchets dangereux dans les océans et les eaux intérieures ou toute incinération de déchets dangereux ; …
Nous pouvons retenir de cette Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (CMAE ou AMCEN), la volonté des ministres africains à mobiliser eux-mêmes des ressources domestiques pour faire face aux changements climatiques.
L’agenda du ministre prévoit, aujourd’hui, plusieurs audiences au pavillon de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’une participation attendue à une concertation ministérielle francophone devant traiter du « bilan du processus de négociation des règles et procédures pour opérationnaliser l’accord de Paris et les défis pour rehausser l’ambition en Francophonie ».

SERCOM MINEDD

 

 

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